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Jacky, le remake porno du Joker : une tragédie burnesque

Posté par Jean François Frontera le 19 Juin 2020
Le Joker a littéralement cassé le box-office, certes. Mais Jacky, sa parodie pornographique, risque quant à lui de briser quelques poignets. Servi par le savoir-faire du studio Jacquie et Michel et un casting solide, ce film se sirotera en juin sur CANAL+ dès samedi 20/06. Une heure et dix-huit minutes de tensions sexuelles et de dénouements torrides dont voici une rapide présentation.
La puissance de la règle 34

Jacky s'inscrit dans l'auguste tradition des parodies pornographiques, dont les productions ont connu un boom entre 2008 et 2016, période nommée par les historiens du porno « the big new wave of porn parody » (avec par exemple The Human Sexipede (2010) ou Star Wars XXX (2012)). Tous ces pastiches vérifient la règle 34, l'un des adages les plus importants d'internet : « Si quelque chose existe, alors il y a du porno à son sujet ». Ainsi, sur les réseaux, vous n'aurez aucun mal à trouver du porno sur Bob l'éponge, Sonic the Hedgedog, Marge Simpson et dans le cas présent, le Joker. Pour l'anecdote, la première parodie pornographique estampillée « règle 34 » est datée de 1970 et s'appelle Bat Pussy. Ce « boulard » mettant en scène une version féminine et délurée de Batman est d'ailleurs considéré comme le film X le plus étrange de tous les temps. 50 ans plus tard, avec Jacky, une nouvelle œuvre poursuit la sexualisation de l'univers de l'homme-chauve souris. Alors, on dit merci qui ?

Un clown qui n'est pas là pour rigoler

Tout juste couronné « meilleure production étrangère » lors des Xbiz Awards 2020 pour La Casa de Michel, le studio Jacquie et Michel remet donc le couvert dans le style porno parodique avec Jacky, une œuvre tout à fait frappante. Dans les grandes lignes, Jacky reprend la trame de Joker mais y ajoute un peu plus de poivre ; : William, un clown dont la carrière décolle difficilement voit son avenir s'assombrir. En effet, dans une vidéo filmée à son insu qui révèle ses problèmes d'éjaculation précoce, il se retrouve affiché et moqué par les médias nationaux. Choqué par la tournure des évènements, il bascule petit à petit dans l'alcool et la luxure, se transformant en Jacky, une bête de sexe prête à tout pour prendre sa revanche. On se doit de souligner la profondeur dramatique du scénario, bien aidé par le film dont il tire son origine.

 

Un acting incarné

Réalisé par le duo Luka et Ludovic Dekan à qui l'on doit entre autres J&M Fitness (2018), Ski, Sex and Fun (2019) et Thérapix à Noël (2020), Jacky repose sur un casting de qualité. Dans le rôle principal, l'acteur Vince Karter campe un Joaquin PhoeniXXX des plus convaincants. Il faut également saluer les performances de la très pulpeuse et blonde Florane Rusell, de Lucy Heart, plutôt perverse dans ses tenues de cuir et d'Emma Klein, parfaite en animatrice TV cynique. Sans oublier la jolie chevelure frisée de Stacy Bloom et le corps musculeux de Jay Snake, qui passe l'ensemble du film dans un kilt écossais du plus bel effet. Enfin, entre deux dialogues, vous pourrez observer qu'une attention toute particulière a été donnée aux décors (tunnel de métro désaffecté, plateau télé en toc, brumes de Motham City, etc...)

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