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Le porte-jarretelles, ce délicieux symbole du porno chic

Posté par Jean François Frontera le 29 août 2020
Il hypersexualise un corps comme jamais et s'est imposé comme une véritable arme de séduction massive : le porte-jarretelles, puissant objet de fantasme, est aussi un morceau d'histoire du cinéma pornographique. Nous vous en expliquons les raisons.
French savoir-faire

Tous les adorateurs du porte-jarretelles peuvent bâtir de leurs mains moites une statue à l'effigie du français Féréol Dedieu, génial inventeur en 1876 de cette pièce de lingerie fine. Mis à la mode par un autre français – le couturier Paul Poiret – pendant les années 30 c'est avec l'affiche du film l'Ange Bleu représentant Marlène Dietrich dans une pose jugée provocante à l'époque, que le porte-jarretelles trouve ses lettres de noblesse. S'en suivront après-guerre quelques années de traversée du désert car les cuisses féminines lui préfèrent les bas-nylon, puis les collants et autres mini-jupes. Perdant quelque peu sa fonction utilitaire, le porte-jarretelles devient cependant un symbole de féminité en ce qu'elle a de plus fatale, et remporte un large succès auprès des milieux fétichistes. Intimement lié au « french savoir-faire », c'est sous les croquis de la célèbre créatrice Chantal Thomass que le porte-jarretelles se démocratise à partir des années 70 comme l'accessoire incontournable d'une sensualité élégante et sophistiquée, sensualité incarnée par l'esthétique dite « porno chic ».

Mais c'est quoi au juste, le porno chic  ?

C'est une règle quasi-mathématique : impossible de mater un « porno chic » sans tomber sur une actrice en porte-jarretelles. Mettre « porno » et « chic » dans une même phrase pourrait sembler antinomique, il n'en est rien, puisque le porno chic constitue l'un des grands courants du cinéma pornographique. D'après les plus éminents spécialistes du X, le porno chic est né au début des années 70 au USA, avec des productions comme Gorge profonde (1971), The Devil in Miss Jones (1973) ou Emmanuelle (1974). La qualité de ces films, de par leur mise en scène soignée et leur ambiance souvent « haute société » tranchait singulièrement avec les pornos d'alors à la réalisation cheap. Si bien qu'un journaliste américain nommé Ralph Blumenthal forgea ce mot en 1973 pour les qualifier. Par la suite, le porno chic se dilua quelque peu dans la masse de l'industrie pornographique mais cette esthétique influença des grands noms comme Tom Ford, Gucci ou Dior. Avec toujours les mêmes marqueurs : une image léchée, une vulgarité contrôlée, une nudité arty et un cadre des plus bourgeois.

Dorcel, le grand héritier

Aujourd'hui, pornographiquement parlant, l'un des grands continuateurs de cette auguste tradition n'est autre que le studio Marc Dorcel. Forgeant son identité sur un porno glamour qui se déroule souvent dans des manoirs cossus, un simple tour sur dorcelclub.com vous permettra de constater que 99% des actrices portent de la lingerie fines et surtout, des porte-jarretelles. Pour assouvir vos fantasmes sur la question, nous ne pouvons d'ailleurs que vous conseiller de jeter un œil sur leur série « Porno-chic », qui comme le descriptif l'indique, « est la seule série qui réunit porno et chic, hard et esthétisme. » Vous pourrez ainsi contempler les sublimes Cléa Gautier, Alyssa Reece, Claire Castel ou Anna Polina à la manœuvre dans leurs plus beaux écrins de tissus...

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