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Mais quels sont les plans de carrière après le porno ?

Posté par Jean François Frontera le 3 Juillet 2020
Avec une carrière qui en moyenne est passée d'une durée de 9 ans dans les années 70 à 3 ans cette dernière décennie, la question de la reconversion professionnelle des actrices X est plus que légitime. Une fois devenues des personnalités publiques, profitent-elles de leur notoriété ou bien galèrent-elles à reprendre une vie « normale » ? Nous nous sommes penchés sur « l'après » de 5 grandes stars de la profession.
Sasha Grey, l'artiste « touche-à-tout » intello et provoc'

De 2006 à 2011, cette jolie brunette d'1m68 a juste éclaboussé la « pornosphère » de son talent. Avec un pétard d'enfer et un dirty talk à faire rougir un sergent-chef de la légion étrangère, Sasha a ringardisé toute une génération de bimbos siliconées et lancé la vague des «  fuckin' girls next door ». Née en 1988 dans les quartiers white trash de Sacramento, l'américaine n'a jamais caché que le porno lui a surtout servi à devenir vite célèbre. Une célébrité mise à profit pour être actrice dans des films plutôt exigeants comme The Girlfriend Experience de Steven Soderbergh ou Open Windows de Nacho Vigalondo. Elle écrit également un roman porno-chic en 2013, The Juliette's Society. Créative et éclectique, Sasha Grey poursuit de nombreux projets personnels et jouit d'une aura positive dans les milieux branchés et arty. 

Mia Khalifa, la consultante sportive ultra hot

Propulsée au bout d'une seule année d'activité « actrice la plus recherchée sur Internet en 2016 » d'après le site xHamster, Mia Khalifa a eu une expérience aussi courte que stratosphérique dans l'industrie (20 films). Très populaire les réseaux sociaux (3,2 M d'abonnés sur Twitter et 20,6 M sur Insta), la pulpeuse libanaise a été un temps technicienne juridique et comptable. Elle est cependant rapidement revenue devant les caméras pour y exercer sa grande passion : le commentaire sportif. Fan absolue de football américain, de la première league anglaise et de l'équipe de West Ham, elle a co-animé deux émissions de sport et fait des apparitions sur les sites de paris.

Lupe Fuentes casse les dancefloors

Il est quasiment impossible que les accros des hashtags #petite #latino n'aient pas croisé un jour le regard de Lupe Fuentes sur leur écran. L'actrice colombienne, surnommée « Little Lupe » (elle mesure 1m50 pour 40 kilos) a marqué les esprits de 2006 à 2010, pour sortir ensuite du circuit et se marier avec Evan Seinfield, bassiste du groupe de punk hardcore Biohazard. Elle commence alors une carrière de DJ et enchaîne ses sets dans les clubs de Los Angeles, Miami et New-York. Elle produit aussi des morceaux (entre EDM et Tech House) que certains magazines musicaux qualifient de bonnes factures.

Asia Carrera, surdouée et mère au foyer

Icône X incontestée des années 90, Asia Carrera est l'un des profils les plus atypiques de la profession. En effet, cette américaine – née d'un père japonais et d'une mère allemande –, est tout simplement une surdouée avec un QI de 156 (celui d'Einstein était de 160). Sa carrière est prolifique puisqu'elle tourne plus de 380 films en 12 ans. Elle prend sa retraite en 2005 et se convertit non sans humour au pastafarisme, fausse religion qui vénère un monstre en spaghettis volant. Elle élève désormais seule ses deux enfants à la maison et a repris sur son temps libre des études de psychologie qu'on lui prédit couronnées de succès.

Brittni De La Mora prêche la bonne parole

Brittni est sans doute la moins connue des actrices citées plus haut, bien qu'elle apparaissent dans plus de 300 films. Sa spécificité est d'avoir pris un chemin radicalement aux antipodes de sa première vie, puisqu'en 2012, elle se marie avec un pasteur et décide de devenir évangéliste dans une église de San Diego. Ce choix l'aide a réparé une existence fêlée par le porno, qui, entre salaire mirifique (30 000 dollars/mois), drogue et pressions psychiques l'ont plongée dans une profonde dépression. Grâce à sa foi, elle a retrouvé le chemin de l'optimisme et collabore régulièrement avec la XXX Church, une association chrétienne qui combat l'addiction à la masturbation.

Voilà donc 5 femmes et 5 destinées différentes, qui ont cependant toutes en commun d'avoir fait du sexe un jour devant la caméra. Profitons de cet article pour rendre aussi un hommage à l'incroyable Nina Hartley, qui reste l'actrice qui détient le record de longévité dans le métier (active depuis 1984 avec plus de 980 films) et qui décrit le job de la manière suivante : « Le sexe est ma pratique. C'est là que je m'efforce toujours d'être au mieux de ma forme. J'essaie d'être aussi honnête que possible, aussi présente que possible, aussi centrée que possible, aussi gentille que possible, aussi généreuse que possible sans jamais être prise pour un paillasson. ». Respect. 

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