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Arnaques et thérapie : la famille d’escrocs névrosés de retour

Posté par Alexis Lebrun le 9 mars 2021
Après le final à rebondissements du casse de la première saison, la série danoise qui tranche avec les clichés du « scandi noir » fait son retour avec une idée d’escroquerie encore plus ambitieuse.
Un dernier gros coup…

Erik et Nina sont deux anciens escrocs professionnels, désormais rangés dans leur maison de banlieue avec leurs deux enfants (Esther et Kaj), où ils ont du mal à payer les factures et à s’étendre à cause de la voie ferrée à proximité. Evidemment, la saison 1 d’Arnaques et thérapie racontait comment le couple replongeait dans un casse avec une ancienne complice (Jacqueline) pour s’en sortir. On ne raconte pas comment cette première saison se termine, mais au début de la suivante, la situation d’Erik et Nina n’est toujours pas des plus brillantes. Le couple est humilié par la banque qui lui refuse un prêt, et il est sur le point de perdre sa maison. Et pour ne rien arranger, leur fille partie en Bolivie (Esther) a été elle-même victime d’une escroquerie qui met toute la famille dans une situation inextricable.

Pas le choix, Erik et Nina doivent tenter le fameux « dernier gros coup » avec Jacqueline, et ce nouveau casse est tellement ambitieux qu’ils doivent impliquer cette fois directement leur fille, ce qui donne à cette dernière l’opportunité de se rattraper auprès de ses parents. Cette fois, la cible est un milliardaire français (Fabrice Fournier), obligeant notre famille danoise à prendre des risques encore jamais vus et à la hauteur du pactole à récupérer. La recette qui a fait le succès des premiers épisodes d’Arnaques et thérapie fait donc son retour : du suspense à la The Americans, mélangé avec une vie de famille chaotique qui a bien du mal à s’accommoder des escroqueries des parents.

Un mélange des genres toujours réussi

L’un des deux créateurs d’Arnaques et thérapie (Mikkel Serup) a beau avoir travaillé sur The Killing, le polar danois qui est devenu l’une des références du scandi noir, sa série se démarque clairement de ce genre très oppressant qui a envahi le paysage télévisuel ces dernières années. Arnaques et thérapie reprend certes quelques-uns des codes de ce que l’on appelle aussi le « Nordic noir », mais la série se situe davantage à la croisée de nombreuses influences. Le film de casse à la Ocean’s Eleven reste bien sûr au cœur de son ADN, car la saison 2 d’Arnaques et thérapie se repose toujours sur un humour assez décalé qui contraste avec le sérieux des situations vécues par les personnages, et surtout les risques qu’ils encourent.

Et si le mariage en difficulté des deux personnages principaux et leur relation compliquée avec leurs deux enfants reste aussi l’une des dynamiques comiques essentielles de cette deuxième saison, la série ne cache pas non plus son côté Robin des Bois. Après un grand laboratoire pharmaceutique dans la saison 1, Erik et Nina s’attaquent cette fois à un géant des cosmétiques qui a construit sa fortune en tentant de faire croire à des milliards de femmes que les crèmes anti-rides fonctionnent contre le vieillissement de la peau. Dans l’épisode inaugural de cette nouvelle saison, les banques en prennent aussi pour leur grade, avec une référence claire à un scandale récent impliquant l’une des plus grandes banques du Danemark. En d’autres termes, Arnaques et thérapie vient rappeler que les plus gros escrocs ne sont pas toujours ceux que l’on croit.

Arnaques et thérapie saisons 1 et 2, disponibles sur CANAL+.