Aller au menuAller au contenu principalAller à la recherche

Ecartez-vous, Chester, le héros de la série GENERA+ION débarque

Posté par Marc Larcher le 2 octobre 2021
Un acteur multicartes dans le rôle de sa vie

A 25 ans, Justice Smith a déjà pas mal roulé sa bosse dans le monde du cinéma, du théâtre et de la télévision. Donner la réplique à un Pikachu en images de synthèse dans POKEMON : DÉTECTIVE PIKACHU de Rob Letterman (2019) ? Fait. Jouer sur une scène de New-York avec Ia grande Isabelle Huppert dans THE MOTHER, la pièce de Florian Zeller ? Bingo. Avoir un rôle dans l’énorme franchise JURASSIC WORLD : FALLEN KINGDOM de Juan Antonio Bayona (2018) aux côtés de la star Chris Pratt ? Idem. Jouer dans une romance pour ados, LA FACE CACHÉE DE MARGO (2015) avec le top model Cara Delevingne ? Mission remplie. Et enfin, porter sur ses frêles épaules une série Netflix à gros moyens comme THE GET DOWN sur les débuts du hip hop à New York ? Check. Pourtant, son nom et son visage restent assez méconnus – la bio de son compte Twitter précise  avec une délicieuse ironie: « Je ne suis pas le fils de Will Smith ». Enfin, ça c’était avant la déferlante provoquée par la sortie de la série GÉNÉRA+ION sur CANAL + SÉRIES dont il joue le personnage principal avec une véracité rarement vue à l’écran.

Chester, la tornade gay

Déhanché suggestif, regard effronté, tenue sexy hyper voyante qui lui vaut d’être puni par son lycée dès qu’il en franchit le portail… En l’espace de quelques secondes, Chester crève l’écran dans la scène d’ouverture de la série. Il est gay, grande gueule, provocateur, excellent élève, sportif de haut niveau et il écrase tout sur son passage. Parmi la bande de lycéens californiens dont on suit les aventures, c’est lui qui incarne le mieux le désir d’une génération de ne plus se faire dicter comment vivre et se comporter en société. Son rôle est d’autant plus difficile qu’il doit incarner un personnage too much sans pour autant le faire tomber dans les stéréotypes formulés par les boomers ciblés dans la série. Et surtout, il doit monter l’autre facette de Chester, celle d’un être plus fragile qu’il n’y paraît et qui ne reste pas insensible au charme de son conseiller d’orientation. Fort heureusement, Justice Smith comprend particulièrement bien son personnage. Cinquième enfant d’une fratrie de neuf, il est lui aussi un californien, ouvertement queer et ne mâche pas ses mots.

De Black Lives Matter à Ru Paul

Adolescent, il a été renvoyé de THE THUNDERMANS (2014) une série de la chaîne pour enfants Nickeoledon : « Ils n’aiment pas vraiment la nuance » a-t-il expliqué au New York Times. Il a depuis manifesté avec le mouvement Black Lives Matter mais quand face au mauvais accueil réservé à une femme trans dans une manif, il a pris la parole pour la défendre et évoquer le besoin de tolérance pour toutes les minorités, en évoquant au passage sa propre sexualité. Ainsi, sa vie ressemble parfois à un épisode de Genera+ion. Comme lui, Justice Simth est également un bosseur, il dit avoir regardé chaque épisode de la série RUPAUL’S DRAG RACE pour saisir cette façon de s’imposer à son environnement simplement avec sa façon de marcher. Il peut désormais y ajouter la façon de regarder la caméra et la vie comme Chester, l’air de dire : « Retenez bien mon nom. Je suis qui je suis et vous ne pouvez rien y faire ».

GENERA+ION saison 1, épisode 1 à 8 disponibles dès le 30 septembre sur CANAL+.