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I May Destroy You (OCS) : Portrait de Michaela Coel, la créatrice singulière de la série

Posté par La rédaction de CANAL+ le 24 Juin 2020
Dernièrement, OCS, disponible avec CANAL+, a accueilli une nouvelle série coup de poing : I May Destroy You. Sortie de l’imagination (débordante au demeurant) de Michaela Coel, la série aborde le sujet difficile du viol. Aux antipodes de Chewing Gum, son premier essai seriel. Michaela Coel embarque le téléspectateur dans une course folle pour remonter le fil d’une soirée où tout a basculé. Portrait.

De Michaela Coel, on connaissait l’humour ultra-déjanté grâce à la série Chewing Gum, avec I May Destroy You, elle nous montre une autre de ses facettes. Plus sombre, plus engagée, la Michaela Coel qu’il nous est donné de voir tente de reconstituer le puzzle d’une soirée où quelque chose de grave semble s’être passé. En réalité, Michaela Coel s’est inspirée de sa propre vie.

Chewing Gum, la découverte

Sa propre vie, c’est celle d’une britannique qui naît dans un quartier populaire de l’Est de Londres en 1987, de parents ghanéens. À l’image de Tracy dans Chewing Gum, Michaela Coel embrasse la religion à l’adolescence, avant de s’en détacher (tout en restant spirituelle). Elle se dirige alors vers des études en littérature anglaise à l’université, avant de se tourner vers la prestigieuse école Guildhall School of Music and Drama de Londres. C’est sur les bancs de cette école d’art dramatique qu’elle travaille sur son personnage de Tracy à travers un one-woman show, Chewing Gum Dreams, qu’elle explore davantage dans la série du (presque) même nom. 
Chewing Gum est un bijou. D’humour déjanté, de situations cocasses dans lesquelles la jeune Tracy, croyante, explore sa sexualité et a pour idole Beyoncé. Si la série n’aura duré que deux saisons, cela n’a pas empêché Michaela Coel de travailler par la suite sur un tout autre projet : I May Destroy You. Et si la série est légère sur la forme, sur le fond, elle est bien plus grave que ses premiers abords.

I May Destroy You, l’expression du vécu

En réalité, I May Destroy You ne sort pas de nulle part. Si l’actrice, créatrice et scénariste s’est lancée dans l’écriture de cette série post-ère #MeToo, ce n’est pas un hasard. Tout ce qu’elle raconte ici, elle l’a vécu. Alors qu’elle devait remettre un scénario le lendemain, Michaela Coel s’est elle-même fait agresser, après avoir été droguée. C’est certainement pour ça qu’elle en parle dans la série avec une certaine justesse. Car I May Destroy You n’est pas seulement une oeuvre de fiction, c’est également le reflet d’une génération biberonnée aux réseaux sociaux, à la soif de découverte.

Michaela Coel y incarne Arabella, une jeune londonienne libre avec un penchant pour la fête et les drogues, tandis que son pote, Kwame (Paapa Essiedu)  multiplie les conquêtes rencontrées sur les applications de dating et que son amie, Terry (Weruche Opia), galère avec des castings qui ne sont pas faits pour elle. Au milieu de tout ça, Arabella se frotte à la difficulté de se reconstruire après un traumatisme.Car c’est aussi (et surtout) de ça dont il est question durant ces 12 épisodes : remonter le fil d’une soirée dont il ne reste que des flashs pour pouvoir se reconstruire et avancer. 

Avancer, c’est d’ailleurs bien ce que fait Michaela Coel dont on ne cesse de suivre l’évolution au fil des séries auxquelles elle donne vie. Que ce sera la prochaine étape ?

I May Destroy You, maintenant sur OCS disponible avec CANAL+