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« Imma Tataranni, substitut du procureur », la série italienne pour les incorruptibles

Posté par Alexis Lebrun le 30 juillet 2020
Après Gomorra, L’Amie Prodigieuse et ZeroZeroZero, on n’arrête plus les séries transalpines ! Diffusée à l’automne 2019 sur la chaîne Rai, Imma Tataranni mêle suspense et humour grâce au talent de son actrice principale et de l’écrivaine à qui l’on doit son histoire. Et certains voient déjà en elle la digne héritière du célèbre commissaire Salvatore Montalbano.
Une adaptation d’une saga littéraire

C’est un point commun avec les trois séries que l’on vient de citer. À l’origine, Imma Tataranni est d’abord l’héroïne d’une série de romans lancée en 2009 par l’écrivaine, poétesse et scénariste italienne Mariolina Venezia. Le premier tome est sorti en version française en 2013 sous le titre Mort en Basilicate. Mais en Italie l’histoire a continué, avec déjà trois autres ouvrages qui servent de base au scénario de la série adaptée, et à laquelle Venezia participe officiellement en tant que scénariste.

Un portrait de femme inspiré et très bien interprété

Imma Tataranni est une substitut du procureur, incarnée par l’actrice Vanessa Scalera (qui a reçu un Prix Flaiano pour son interprétation). C’est une forte tête qui mène ses enquêtes avec des méthodes bien à elle, car elle est bien déterminée à résoudre toutes les affaires, coûte que coûte. Pour autant, elle est aussi une femme de convictions qui ne se laisse jamais corrompre et qui croit dur comme fer en la justice. Mais son personnage ne se résume pas à sa vie professionnelle très remplie voire envahissante.

Imma se distingue aussi par un style vestimentaire haut en couleurs voire franchement discutable, et son caractère ne manque ni d’humour ni de malice, ce qui rend son personnage très attachant. La série suit ses préoccupations de quarantenaire, entre ses fantasmes pour son jeune collègue Ippazio, et ses difficultés à répondre aux questionnements de sa fille adolescente (Valentina) sur son identité sexuelle. Et le reste de sa vie de famille n’est pas simple non plus : sa mère souffre de la maladie d’Alzheimer, sa belle-mère est un peu trop présente, et son mari tout mou (Pietro) a du mal à résister à sa prof de clarinette. Bref, le quotidien d'Imma est complexe, et son histoire loin d'être superficielle.

Une enquête policière à la découverte d’une région injustement méconnue

Imma Tataranni a été principalement filmée à Matera, superbe ville italienne située dans la région de la Basilicate dans le sud de l’Italie, et choisie comme capitale européenne de la culture l’an dernier. Comme le roman dont elle est adaptée, la série met donc un point d’honneur à faire découvrir l’histoire et la culture des habitants de cette région au riche patrimoine et aux très beaux paysages.

Mais bien sûr, Imma Tataranni reste une série policière où les personnages enquêtent sur des meurtres sordides qui peuvent être en lien avec le crime organisé. L’histoire commence ainsi avec la trouvaille par Imma d’un doigt coupé qui flotte en mer, alors qu’elle profite de ses vacances sur une bouée. Une jambe et un bras sont également découverts quelques jours après, et l’enquête peut commencer. Et elle est haletante : la première saison de la série a été un succès d’audience en Italie, et elle a été renouvelée seulement quelques jours après sa conclusion !

Imma Tataranni, substitut du procureur, épisodes 1 à 8 diffusés à partir du 27 juillet sur POLAR+, disponible avec CANAL+.