Aller au menuAller au contenu principalAller à la recherche

L’Effondrement, un thème tout sauf catastrophique pour les scénaristes

Et si un jour, tout s’arrêtait ? Ce futur apocalyptique, L’Effondrement, à voir dès aujourd’hui sur CANAL+ et myCANAL, n’est pas le premier à avoir voulu l’explorer.

Que se passerait-il si soudain, le monde tel que nous le connaissons s’effondrait ? Arriverait-on à survivre ? Si l’on s’en tient à la fiction des dernières décennies, on serait tenté de répondre non…

Car, que ce soit chez Barjavel ou dans L’Effondrement, dès le premier jour de l’apocalypse, tout part à vau-l’eau. 
 

Et ça ne date pas d’hier : c’était déjà le cas dans Mad Max (George Miller, 1979) avec ses bikers sanguinaires écumant l’outback australien sur fond de guerre du pétrole.

Dans le désert ou l’océan, c’est pareil : dans le film post-réchauffement climatique Waterworld (Kevin Reynolds, 1995), les pirates sans merci remplacent les motards, emmenés par un Dennis Hopper borgne des plus pittoresques. 
 

Clive Owen, qui joue un ancien activiste politique dans Les Fils de l’homme (Alfonso Cuarón, 2006), peut aussi en parler. Chargé de protéger une femme enceinte dans un monde devenu stérile, il ne trouve sur son chemin que chaos, guerre et terrorisme.

Dans La Route (2009) de John Hillcoat, l’humanité (ou le peu qu’il en reste), après un cataclysme qui a dévasté la Terre, est également retournée à la barbarie. Le danger qui guette Viggo Mortensen et son fils, ce n’est pas la faim, mais leurs camarades d’infortune, violents et sauvages. 
 

Même chose, l’année suivante, dans Le Livre d’Eli d’Albert et Allen Hughes où, après une guerre nucléaire, les États-Unis ne sont plus qu’un champ de ruines infesté de bandits.

Bref, les scénaristes voient l’avenir en noir. Mais pourquoi un tel attrait des cinéastes pour l’apocalypse ?

Tout simplement car c’est un thème qui, au-delà de sa pertinence et de son actualité brûlante (L’Effondrement est hélas tout sauf délirant), pose des questions passionnantes.

Interrogeant notre dépendance au système et notre incapacité à nous organiser (même quand il s’agit de planter un bête potager) : comment ferions-nous pour nous nourrir, nous déplacer, communiquer, etc. ? 
 

Mais aussi notre nature profonde, qui se révèle au grand jour dès que les carcans de la société explosent.

L’homme est-il vraiment un loup pour l’homme ? Faut-il s’entraider ? N’y a-t-il pas moyen de reconstruire une société sur de nouvelles bases ?

Surtout, la fiction « post-apo » pose une question que nous devrions nous poser plus souvent : l’effondrement est-il évitable ?
 

L’Effondrement, Création Décalée, 8 épisodes de 15 à 26 minutes, à partir du 11 novembre sur CANAL+ et myCANAL.