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Oui, Philippe Rebbot est toujours zen, même pendant L’Effondrement

Toujours à la cool, l’acteur est davantage habitué aux rôles comiques qu’à jouer les durs. Dans la Création Décalée L’Effondrement, à voir à partir du 11 novembre sur CANAL+, il va pourtant devoir lutter pour sa survie. Mais à sa manière.

Dans L’Effondrement, batte de base-ball à la main, il campe le patron d'une station-service qui a encore du fuel.

Faisant du troc avec des clients désespérés prêts à se séparer de toutes leurs provisions pour quelques litres d’essence, il est inflexible, même face à la police.

Mais toujours avec cette bonhommie tranquille qu’on lui connaît : « Bah on mettra tout dans la Saxo, qu’est-ce qu’il y a ? » répond-t-il, vaguement agacé mais pas inquiet pour un sou, quand on lui dit qu’il n’y a plus de place pour stocker les provisions. Et pourtant, la situation est explosive et peut dégénérer à tout moment…
 

Philippe Rebbot en boss tout-puissant, prêt à en découdre s’il le faut pour protéger les siens ? Pas vraiment le registre de prédilection de l’acteur, davantage habitué aux rôles comiques.

Révélé sur le tard, ce grand échalas qui a longtemps officié comme scénariste s’est fait connaître grâce à des personnages touchants comme celui de l’excentrique Marcus dans Mariage à Mendoza (Édouard Deluc), qui fait tout pour remettre d’aplomb son petit frère au bout du rouleau (Nicolas Duvauchelle).

Avec une verve comique loufoque qui lui sied à merveille (« Vomitar sobre une familia que se va en vacaciones, alors là franchement, on s’excuse »).
 

Qu’il soit dragueur de petit bain (L’Effet aquatique de Sólveig Anspach), colocataire fantasque (Rosalie Blum de Julien Rappeneau), poète échevelé (Gauguin – Voyage de Tahiti d’Édouard Deluc), scénariste frustré (la série Vernon Subutex) ou dans son propre rôle (L’Amour flou, réalisé par lui-même et Romane Bohringer), avec son jeu fantaisiste, Philippe Rebbot campe toujours les ahuris attachants, les rêveurs éternellement dans la lune, parfois à la ramasse mais toujours sympathiques.
 

Ce qui ne l’empêche pas de tenter de maîtriser une situation complètement hors de contrôle dans L’Effondrement. Mais à sa manière : en tentant de rester zen…
 

L’Effondrement, Création Décalée, 8 épisodes de 15 à 26 minutes, à partir du 11 novembre sur CANAL+.