Versailles : la Palatine, cette amie gênante mais drôle

La nouvelle épouse de Monsieur détonne dans l’univers ultra codifié de la cour. Elle nous fait aussi beaucoup rire.

Quand « la Palatine » (incarnée par Jessica Clark) arrive quelque part, impossible de ne pas la remarquer.

Au grand dam de Philippe d’Orléans – pourtant lui-même pas le dernier pour être complètement extravagant –, contraint d’épouser cette princesse allemande en secondes noces.

Il faut dire qu’au moment où le libertin découvre sa promise, celle-ci est en train de se soulager ni vu ni connu dans les jardins de Versailles… Pas vraiment conforme à l’étiquette si rigoureuse du château.
 

Elle est comme ça, « Liselotte » (Elisabeth-Charlotte) : cash, nature et sans chichis.

À l’inverse des autres dames de la cour, elle va bien vite se sentir à l’étroit dans le petit monde sclérosé de Versailles, ne sachant trop comment se positionner ni se comporter dans ce panier de crabes, bien à l’étroit dans leurs corsets.

Un monde qui lui rappelle sans cesse qu’elle est numéro 2.

Car la pauvre doit constamment supporter la comparaison avec celle qui l’a précédée, Henriette, si « magnifique et charmante » : « comme c’est déprimant », pense-t-elle tout haut en reprenant un verre de vin. 
 

Mais « Madame » n’a jamais le bon chapeau, ne sait pas manger comme il faut, se fait remarquer avec de bruyants « youhou », lance parfois des blagues qui tombent à plat, donne de grandes tapes dans le dos quand les autres font des manières.

À la compagnie des dames qui ne cessent de commérer, la Palatine préfère celle du roi, avec qui elle peut parler et chasser. Bref, cette princesse allemande ne possède pas vraiment les codes et refuse d’entrer dans le moule.
 

Ce qui ne l’empêche pas d’avoir le sens de la formule et une certaine maîtrise de l’autodérision et de l’humour à froid, renvoyant dans les cordes ses adversaires avec une grande maestria.

« Je suis en train de parler avec l’amant de mon mari, donc je sais parfaitement ce que c’est d’être ridicule », assène-t-elle avec une grande lucidité au Chevalier de Lorraine. Ou encore : « Je suis venue ici pour faire des enfants, pas pour entendre mon époux ronfler comme un schnauzer. »

Une liberté et une finesse d’esprit qui lui valent les faveurs du roi, qui apprécie beaucoup sa compagnie : « Vous êtes une bouffée d’air frais. »

Et on ne peut qu’être d’accord avec lui : on voudrait tous une amie comme la Palatine.
 

Versailles, Création Originale, disponible sur myCANAL.