Aller au menuAller au contenu principalAller à la recherche

Robert Herbin n’est plus

Posté par CNEWS le 28 Avril 2020

Robert Herbin, entraîneur emblématique de la grande époque de l'AS Saint-Etienne, est décédé, ce lundi 27 avril, à l'âge de 81 ans, a appris l'AFP auprès du président du club, Roland Romeyer.

Joueur puis technicien des Verts, celui qui avait gagné le surnom de «Sphinx» présentait le plus beau palmarès du football français où manquait seulement la Coupe d'Europe, faute d'avoir remporté sur le banc des Verts la fameuse finale de 1976 des «poteaux carrés». 

«Hospitalisé depuis plusieurs jours, il s'est éteint ce 27 avril (...) lâché par son coeur», a rapporté le journal régional Le Progrès sur son site internet.  Robert Herbin était hospitalisé depuis mardi dernier au CHU de Saint-Étienne pour de sérieuses insuffisances cardiaques et pulmonaires, sans lien avec l'épidémie de nouveau coronavirus.

Il aura dirigé l'équipe stéphanoise pendant 14 saisons, de 1972 à 1983 puis de 1987 à 1990. Les Verts lui doivent notamment la célèbre épopée en coupe d'Europe des clubs champions en 1976, terminée sur une défaite en finale contre le Bayern Munich à Glasgow.

PLUS GROS PALMARÈS DU FOOTBALL FRANÇAIS

Herbin présente le plus gros palmarès du football français, acquis uniquement sous les couleurs de l'ASSE où il est arrivé à l'été 1957 en provenance du Cavigal de Nice. Il a été neuf fois champion de France, cinq fois comme joueur et quatre comme entraîneur, et six fois vainqueur de la coupe de France, trois dans chaque rôle.

Milieu puis défenseur, il a été international avec les Bleus (23 sélections), participant notamment à la Coupe du monde en 1966 en Angleterre. Robert Herbin a également entraîné, avec moins de succès, Lyon (1983-1985), Al Nasr Ryad (Arabie saoudite, 1985-1986), Strasbourg (1986-1987) et le Red Star (1991-1995).

La réaction de Didier Deschamps au décès de Robert HERBIN

«Je n’avais que sept ans, en mai 1976, lorsque l’AS Saint-Etienne s’est inclinée à Glasgow en finale de la Coupe d’Europe des Clubs Champions, l’équivalent, alors, de la Ligue des Champions, après un parcours qui avait passionné la France entière. Comme beaucoup de Français, j’ai gardé en mémoire quelques souvenirs de cette épopée, le défilé sur les Champs-Elysées le lendemain de la finale perdue notamment. Saint-Etienne avait alors gagné le cœur du pays. Evoquer Robert Herbin, c’est évoquer la légende des Verts, l’un des plus beaux chapitres de l'histoire du football français. Je veux saluer la mémoire de cette très grande personnalité de notre sport, disparue hier à Saint-Etienne, une ville qu’il avait inondée de bonheur et de fierté en remportant, comme joueur puis comme un entraîneur, le Championnat de France à neuf reprises et la Coupe de France six fois. A sa famille et à ses proches, j’adresse mes sincères condoléances.»