Rozner : « C’est ici, au Qatar, que les grandes choses ont commencé"

Posté par Fédération française de Golf

Le Racingman remet cette semaine au Qatar Masters son titre en jeu glané le 14 mars 2021 grâce à un putt magique de plus de 20 mètres sur le green du 18. Contrarié par un mal de dos qui a un peu chahuté son début de saison, Antoine Rozner revient petit à petit à son meilleur niveau. Sensations.

C’est un Antoine Rozner rasséréné qui a répondu à nos questions durant un bon quart d’heure. Avec lui, nous sommes évidemment revenus sur ce putt mythique de plus de 20 mètres claqué il y a tout juste un an, lui permettant d’accrocher ici au Qatar un second succès sur le Tour européen, trois mois seulement après le premier, obtenu à Dubaï. Un exploit qui lui a ouvert les portes d’un Championnat du monde puis de deux tournois du Grand Chelem. Malgré un début de saison en demi-teinte, le Français demeure plus que jamais optimiste, avec en ligne de mire une « qualification » pour un ou deux Majeurs en 2022… 

Un an après, que vous reste-t-il de cette magnifique victoire au Qatar Masters ?
C’est beaucoup de bonheur de revenir ici (au Qatar). C’est un peu là que j’ai confirmé quelques mois seulement après ma première victoire à Dubaï (Ndlr, Golf in Dubaï Championship le 5 décembre 2020). Avec la manière en plus… C’est ici, au Qatar, que les grandes choses ont un peu commencé pour moi. Cette victoire il y a un an m’a permis de disputer dans la foulée un Championnat du monde (WGC-Match Play) et de jouer mon premier Majeur… Bref, ce fut un très grand moment et j’en garde forcément d’excellents souvenirs. Si ça peut me ramener quelques bonnes ondes cette semaine, si ça peut m’inspirer encore un peu, ce serait top. 

Cette nouvelle victoire est arrivée finalement assez vite, tout juste trois mois après la première. Avez-vous vous-même été étonné par ce laps de temps très court ?
Non, pas du tout. Je savais que j’avais les capacités pour gagner un tournoi… Quand je me suis retrouvé en tête, je ne me suis pas senti surpris. Au contraire. Je me suis senti à ma place. Ce sentiment de jouer pour la gagne était tellement récent que je me suis senti hyper bien. Sur les neuf derniers trous, même quand mes putts ne tombaient pas, j’ai su rester patient, en ne faisant que très peu d’erreurs. Je suis resté concentré sur les coups que j’avais à taper. Et puis il y a eu cette opportunité au 18. Et ça s’est fait comme ça… Mais il est quelque part évident que ça m’a beaucoup aidé que ce second succès arrive assez rapidement. 

Ce fameux putt de 20 mètres… Vous arrive-t-il parfois de le tenter encore aujourd’hui à l’entraînement ?
C’est dommage que cette année on ne joue plus sur le même parcours (Ndlr, le Qatar Masters s’est disputé sur l’Education City Golf Club en 2020 et 2021 avant de revenir cette année sur le Doha Golf Club). Sinon, je l’aurais retenté direct, avec grand plaisir (rires). C’est le putt d’une carrière. Déjà, des putts pour gagner, on n’en a pas beaucoup, et des putts de 20 mètres pour gagner, encore moins. C’est sûrement le putt qui ne m’arrivera qu’une seule fois dans ma carrière. J’espère aussi que ma carrière ne s’arrêtera pas là-dessus (rires). 

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