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Ryder Cup, l’heure de la revanche pour les Américains ?

Posté par Fédération française de Golf

Sèchement battue (17,5 à 10,5) il y a trois ans au Golf National – certainement l’une des plus belles Ryder Cup de l’histoire – l’équipe US emmenée par son capitaine, Steve Stricker, entend ramener le trophée à la maison. Sur le papier (huit des dix premiers mondiaux sont Américains), cela ne fait aucun doute. Mais l’histoire récente de cette compétition née en 1927 incite cependant à la prudence.

Si l’on se fie uniquement au classement mondial réactualisé chaque semaine, le match USA-Europe est clairement déséquilibré. Au 19 septembre 2021, huit des douze américains engagés dans cette 43e édition de la Ryder Cup occupent ainsi le top 10. Contre un seul européen, l’Espagnol Jon Rahm, certes n°1 (ils ne sont que quatre dans le top 20 avec Hovland (14e), McIlroy (15e) et Hatton (19e) contre onze américains).

Mais heureusement, ce critère n’est pas rédhibitoire. On l’a ainsi constaté dans les précédentes confrontations où l’Europe, très rarement voire jamais favorite chez les bookmakers, est cependant parvenue à l’emporter sept fois sur neuf depuis 2002. Plus âgée (34,6 ans de moyenne contre 29,1 ans pour les Américains), l’équipe européenne et ses têtes d’affiches n’ont toutefois guère eu le loisir de briller dans les derniers grands rendez-vous depuis 2019. Si Shane Lowry a remporté l’Open britannique il y a deux ans, seul Jon Rahm s’est imposé à l’US Open 2021 pendant que sept golfeurs US en faisaient autant sur les autres Majeurs (Mickelson - USPGA 2021, Morikawa - British 2021, D. Johnson - Masters 2020, Morikawa - USPGA 2020, DeChambeau - US Open 2020, Woods - Masters 2019, Koepka - USPGA 2019, Woodland - US Open 2019).

Ajoutez à cela les récents succès de Patrick Cantlay à la FedEx Cup (PGA Tour), la médaille d’or de Xander Schauffele à Tokyo, le triomphe de Justin Thomas au PLAYERS Championship, considéré comme le 5e Majeur de l’année, ou encore la place de finaliste de Scottie Scheffler au WGC-Match Play en mars dernier à Austin (Texas), battu par un autre américain, Billy Horschel - victorieux le 12 septembre du BMW PGA Championship (European Tour) et pourtant non retenu par Steve Stricker (!) - vous avez très certainement sur le papier l’une des plus redoutables équipes américaines de l’histoire de la Ryder Cup.    

Le tournoi

Initialement programmé fin septembre 2020, le duel opposant les Etats-Unis à l’Europe a été reporté du 24 au 26 septembre 2021 en raison de la pandémie mondiale liée au Covid-19. En termes comptable, les USA affichent depuis 1927, année de la création de l’épreuve, 26 victoires pour 14 défaites et 2 nuls. Néanmoins, depuis 1979 et l’arrivée des golfeurs issus de l’Europe continentale (seuls les Britanniques étaient jusque-là autorisés à prendre part à l’épreuve), le Vieux Continent l’a emporté à 11 reprises contre 8 défaites et 1 nul. Mieux. Depuis le début du XXIe siècle, il a gagné sept des neuf confrontations, ne s’inclinant qu’en 2008 et en 2016, à chaque fois sur le sol américain. 

Le contexte

Si l’équipe américaine est ultra dominatrice en Presidents Cup (Etats-Unis contre une équipe internationale sans les joueurs européens) avec 11 victoires, 1 nul et seulement 1 défaite, c’est loin d’être le cas en Ryder Cup (voir ci-dessus). Les Américains restent d’ailleurs sur un cinglant revers enregistré du 25 au 27 septembre 2018 au Golf National, à Saint-Quentin-en-Yvelines (78). L’équipe emmenée par le capitaine Jim Furyk s’était en effet lourdement inclinée 17,5 points à 10,5 points, l’Italien Francesco Molinari s’offrant d’ailleurs un inédit 5 sur 5 alors que Tiger Woods, qui sortait pourtant d’une victoire retentissante au TOUR Championship (PGA Tour), avait perdu ses quatre matches....

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