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Le Bureau des légendes : on a tous en nous quelque chose de Jonas Maury

Brillant, surprenant, tantôt peureux ou courageux, l’analyse Syrie interprété par Artus est follement attachant, et c’est un des personnages qui a le plus évolué depuis son apparition dans Le Bureau des Légendes.

Jonas Maury (Artus) est sans doute un des personnages auquel on peut le plus facilement s’identifier.

Surtout quand il a l’air de ne pas trop savoir ce qu’il fait là, ou qu’il crie « Bingo ! » en pleine séance de travail…

Un peu comme nous, si on était à la place de ce brillantissime analyste, à son bureau boulevard Mortier.
 

Mais, quand il a soudain été propulsé sur le terrain en saison 4, pour traquer les djihadistes au Proche-Orient, le choc a été rude pour ce grand timide angoissé, engoncé dans son gilet pare-balle.

Sur une base militaire, au milieu d’hommes armés en treillis, il a l’air en total décalage, avec son look un peu suranné (cheveux gominés, inamovible cravate et pull sans manches). Mais il assure.
 

S’il ne perd jamais son sang-froid, même dans les situations les plus désespérées (ou quand Jean-Paul se sert de lui pour caler le canon de son arme), ça ne l’empêche pas d’être en proie à des émotions bien naturelles, tantôt terrorisé, tantôt révolté par les horreurs de la guerre.

Comme lorsqu’il n’ose pas traverser une rue qui risque d’être bombardée (« Mais pourquoi je suis pas resté au bureau ! Fait chier ! ») ou qu’il assiste, impuissant, à des tabassages par l’armée irakienne.
 

Cela dit, il est le premier à le reconnaître : « Je ne suis pas téméraire. S’il y a le moindre problème, tu me retrouveras soit mort, soit planqué sous la table », explique-t-il à Jean-Paul.

Jonas n’a pas perdu son légendaire sens de l’autodérision, même une fois de retour à Paris.

À une collègue qui lui demande si on l’attend à la maison, il répond : « Je sais pas. Peut-être qu’il y a quelqu’un qui est rentré par effraction et qui m’attend avec une hache. »
 

D’ailleurs, l’agent, aux abords secrets, se livre en fait beaucoup.

On se souvient encore de l’incroyable tirade qu’il débite au djihadiste Iode 3 en préambule d’un interrogatoire, presque empathique : « Je suis comme toi, j’ai peur des femmes », avant d’enchaîner sur l’absurdité de l’existence et de parler de ses tocs. (« Mais t’es un grand malade, toi, en fait », lui répondra ce dernier.)
 

Peu importe à qui il a affaire, amis ou ennemis, Jonas Maury est toujours ce garçon sympa qui distribue des assiettes aux combattantes résistantes de Sinjar ou des sucettes anti-douleur à ceux qu’il croise sur sa route.

Le style de cet agent non-conventionnel, aussi flippé que courageux, qui avance en dehors des clous mais toujours avec pertinence, ne manque pas de panache. Et il a largement fait ses preuves.

On aimerait croire qu’on s’en tirerait aussi bien que lui si on rejoignait le Bureau… 
 

Le Bureau des légendes, saison 5, Création Originale, seulement sur CANAL+.