En appel, le cardinal Barbarin ne voit pas « en quoi » il serait coupable

Jugé en appel à Lyon pour ne pas avoir dénoncé les abus sexuels passés d'un prêtre, le cardinal Barbarin a répété jeudi qu'il ne comprenait pas sa condamnation dans cette affaire.  « Quelle est la raison de votre appel ? », lui demande le président de la cour, Eric Seguy, en entamant son interrogatoire sur les faits. « C'est un droit que la justice française me donne, je le saisis parce que je n'arrive pas bien à voir en quoi je suis coupable et quels sont les faits qu'on me reproche », répond l'archevêque de 69 ans, condamné le 7 mars à six mois de prison avec sursis. Il avait fait appel du jugement le lendemain. « J'ai reconnu des torts ou des difficultés mais je n'ai pas pensé que j'avais à aller devant la justice, et je crois que lui non plus, lors de ma rencontre avec M. Hezez en 2014 », a ajouté M. Barbarin. « Ce n'est passé ni dans sa tête, ni dans la mienne. »  Alexandre Hezez, un ancien scout de la région, avait mis au courant le cardinal, en 2014, des agressions qu'il avait subies dans les années 1980 d'un prêtre du diocèse, Bernard Preynat, aujourd'hui défroqué et dans l'attente de son procès en janvier.