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Un Noël morose pour mes rares chrétiens du sud de la Syrie

Dans la ville de Deera, plus de 500 familles chrétiennes y vivaient, avant le début du conflit en 2011. Aujourd'hui, la moitié d'entre elles sont parties, notamment les jeunes adultes qui se sont réfugiés à Damas ou ont pris le large. C?est dans une petite pièce annexe de l?église de Deraa, que le père Georges Rizk prononce sa dernière homélie avant Noël, devant une cinquantaine de fidèles. Après une série d?attaques menées par les rebelles et les jihadistes, beaucoup de familles chrétiennes ont fui le pays, et malgré la rénovation de l?édifice endommagé par la guerre, ils sont peu nombreux à renouer avec l?esprit de fête. Des trois églises de la ville, il n'en reste plus qu'une. Celle de la communauté protestante a fermé en raison du départ de la plupart de ses fidèles, et l'église catholique ouvre de manière irrégulière, en l'absence de prêtre sédentaire. Seule l'église dirigée par le père Rizk a survécu aux stigmates de la guerre et, malgré la tristesse des fidèles, les offices de Noël y sont toujours célébrés.