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ARMY OF THIEVES, un casse de fou chez les zombies

Posté par Marc Larcher le 22 octobre 2021
Un hold-up sous stéroides

Depuis les débuts du cinéma, un genre particulier de long-métrage remporte aisément les suffrages du public : le film de casse. Deux camps, les braqueurs et les forces de l’ordre, unité de lieu, unité de temps, tension maximale culminant dans un suspense haletant : vont-ils se faire prendre la main sur le magot ? Bref, du CERCLE ROUGE de  Jean-Pierre Melville (1970) à BABY DRIVER (2017) d’Edgar Wright, on fait difficilement plus efficace sur grand écran. Cette catégorie de films s’est pourtant vu administrer une dose de dopant avec l’apparition d’OCEAN’S ELEVEN de Steven Soderbergh en 2001 quand il n’y a plus un ou deux braqueurs à l’image mais toute une bande dont on ne sait qui va trahir les autres pour emporter le fruit du larçin. Cette fois-ci, ARMY OF THIEVES (2021) de Matthias Schweighöfer pousse le bouchon encore plus loin puisqu’au braquage et à la bande de bras-cassés qui va le mener à bien s’ajoute une donnée plus que spectaculaire et inattendue: les zombies !

Pas de stars mais une intrigue en béton

En effet, l’intrigue du film se déroule six ans avant celle d’ARMY OF THE DEAD (2021) de Zack Snyder, autre film de braquage se déroulant alors que le monde entier est envahi de morts-vivants. Là, on n’est qu’au début de l’épidémie et celle-ci va justement servir de couverture à la mystérieuse organisatrice du vol. Puisque le monde entier a les yeux braqués sur les premiers zombies et cherche à endiguer le phénomène, autant braquer trois coffres réputés inviolables. Là où le prequel ARMY OF THIEVES se distingue également de ses concurrents, c’est que le héros Ludwig Dieter – mine de rien, Matthias Schweighöfer assure les rôles d’acteur principal et de réalisateur du film – est un adepte du safecracking, une technique qui consiste à ouvrir un coffre sans la clef ni connaître la combinaison d’ouverture de la porte. Sur le papier, c’est donc un casse idéal sauf qu’au cinéma, malgré la meilleure préparation du monde, rien ne fonctionne jamais exactement prévu.

Le second degré poussé au maximum

À l’inverse d’OCEAN’S ELEVEN, le film à la bonne idée de recruter aucune star pour son casting. Les personnages, de la hackeuse en système de sécurité au chauffeur et au garde du corps bodybuildé, en sont d’autant plus crédibles. Autre nouveauté, le ton est, lui, au maximum du cynisme et de l’humour décalé. « Est-ce que c’est comme au cinéma quand chacun de nous a un talent particulier et qu’il n’y a qu’en mettant en commun nos capacités qu’on peut triompher ? » demande le héros avec une naïveté confondante lorsqu’on lui présente la bande avec laquelle il va monter le coup. « Oui, c’est exactement ça » lui répond-on blasé. Il faut ajouter que figure également au casting l’acteur français le plus drôle de sa génération, Jonathan Cohen, dans le rôle du flic qui veut à tout prix arrêter les braqueurs. Autrement dit, tout est réuni pour que le braquage parte littéralement en sucette… Avec son lot de poursuites et de scènes spectaculaires aux quatre coins de l’Europe. Sans même parler de la menace grandissante des zombies. On vous l’a dit, on n’a jamais vu un truc pareil…

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