UN GARÇON NOMMÉ NOËL, le film qu’il nous fallait pour les fêtes

Posté par Alexis Lebrun le 6 décembre 2021
Il faut l’avouer, l’actualité sanitaire de cette fin d’année 2021 n’est pas des plus réjouissantes. Heureusement, les aficionados de films de Noël – ils sont très nombreux et ils ont bien raison – vont pouvoir s’offrir le plaisir rare d’un découvrir un inédit qui ne manque pas d’ambition, avec UN GARÇON NOMMÉ NOËL (Gil Kenan, 2021), une adaptation disponible exclusivement sur CANAL+.
Un conte de Noël initiatique

Comme beaucoup de films de Noël, le long-métrage du réalisateur Gil Kenan s’ouvre par quelques scènes qui font mal au cœur. En plein réveillon de Noël, une fratrie de trois enfants n’a pas d’autre choix que d’écouter les histoires de Ruth, leur grand-tante très âgée (Maggie Smith), car leur père doit travailler ce soir-là et n’a de toute façon pas la tête à fêter Noël, car sa femme est récemment décédée. Et ce n’est pas fini. Dans le récit de Tante Ruth, le personnage principal (Nikolas) est un enfant pauvre du 18ème siècle qui vit seul avec son père bûcheron dans une forêt finlandaise, où l’espoir semble avoir disparu depuis bien longtemps. Tellement longtemps que le roi des environs décide d’offrir une récompense à quiconque pourra ramener de l’espoir à cette région devenue beaucoup trop déprimante. Joel (Michiel Huisman), le père de Nikolas, saisit cette opportunité et se lance à la recherche d’Elfes mythiques censés être capables de remettre un peu d’espoir et de magie dans ce monde.

Pendant ce temps, le malheureux Nikolas se retrouve entre les mains de l’affreuse Tante Carlotta (Kristen Wiig), et il n’hésite donc pas à prendre la poudre d’escampette en compagnie notamment d’une adorable souris qui parle (Stephen Merchant), pour retrouver lui-même les Elfes en question et surtout son père. Dans sa traversée des paysages enneigés majestueux du Grand Nord, il va évidemment affronter de sérieux dangers et faire de nouvelles rencontres aussi magiques que déterminantes pour son avenir – dont un incroyable renne –, et il faut vraiment avoir un cœur de pierre pour ne pas succomber au charme de ce conte de Noël initiatique qui ne se contente pas de nous enchanter avec des décors et des effets spéciaux réussis. Adapté du formidable roman jeunesse éponyme publié par l’écrivain britannique Matt Haig en 2016, UN GARÇON NOMMÉ NOËL délivre certes les messages habituels d’espoir de tout bon film de Noël qui se respecte, mais il se risque aussi à aborder des sujets graves et universels comme le deuil et les déceptions qui peuvent assombrir l’amour filial.

Un casting britannique digne des films HARRY POTTER

Mais ce qui distingue véritablement le long-métrage de Gil Kenan du tout-venant des films de Noël qui sortent chaque année au mois de décembre, c’est son casting, où l’on retrouve des visages aussi réconfortants que le scénario du film lui-même, écrit par le réalisateur et scénariste britannique Ol Parker, auteur de la comédie musicale MAMMA MIA! HERE WE GO AGAIN (2018). On a même parfois l’impression pas désagréable du tout de retrouver l’atmosphère des premiers films HARRY POTTER (2001-2011) – devenus eux aussi des classiques à revoir en fin d’année –, où apparaissaient déjà Maggie Smith, Jim Broadbent et Toby Jones. Dans UN GARÇON NOMMÉ NOËL, la première est comme toujours délectable en vieille tante conteuse d’histoires, le deuxième est très drôle dans le rôle du roi, et le troisième a juste ce qu’il faut d’excentricité.

Et il faut parler de Kristen Wiig (MES MEILLEURES AMIES, Paul Feig, 2011) et Sally Hawkins (LA FORME DE L’EAU, Guillermo del Toro, 2017), qui sont absolument exquises en se disputant le prix de la méchante la plus horrible. Quant à Stephen Merchant, il use évidemment de sa vis comica innée pour rendre charmante la voix de la petite souris Miika. On peut en dire autant de l’imagerie des décors signés Gary Williamson, de la musique composée par Dario Marianelli ou de la réalisation délicate de Gil Kenan, qui opère un retour réussi, quinze ans après le succès de son premier long-métrage, le film d’animation MONSTER HOUSE (2006). Célébrant intelligemment et avec une certaine virtuosité visuelle le pouvoir de l’imagination, UN GARÇON NOMMÉ NOËL n’est pas seulement une jolie origin story sur le père Noël, c’est un film de Noël résolument différent des autres et qui nous ferait donc presque croire à son message : « rien n’est impossible ».

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