VERY BAD TRIP, la comédie phénomène devenue instantanément culte

Posté par Cinéma Canal le 10 décembre 2021
En 2009, ce film pensé comme une énorme blague a déferlé par surprise sur le box-office mondial. Avec VERY BAD TRIP, Todd Philips n’a pas seulement fait décoller sa carrière de réalisateur à Hollywood, il a aussi créé l’une des sagas les plus drôles et rentables des années 2010, tout en donnant naissance à un genre bien particulier.
What happens in Vegas...

Le film qui a lancé la trilogie est bien sûr indissociable de « la ville du péché » où un quatuor de mecs part en virée nocturne pour un enterrement de vie de garçon juste avant le mariage de l’un d’entre eux, Doug (Justin Bartha). Ce dernier embarque notamment avec lui Phil (Bradley Cooper), un prof au physique de play boy qui n’en peut plus de sa vie d’homme marié, et Alan (Zach Galifianakis), le frère de la future mariée, qui représente le stéréotype hilarant du geek introverti et célibataire mais très attachant. La recette du cocktail mémorable de VERY BAD TRIP repose d’ailleurs sur ces personnages archétypaux qui se complètent à merveille et qui permettent au spectateur de s’identifier facilement, même dans les situations les plus improbables. Et il y en a beaucoup dans le film, dont le pitch simplissime reste encore aujourd’hui d’une efficacité redoutable.

Juste après leur arrivée au Caesars Palace, les membres du quatuor trinquent sur le toit du célèbre hôtel-casino, puis se réveillent le lendemain matin avec une gueule de bois monumentale dans leur suite ravagée, sans aucun souvenir des événements de la veille. Le futur marié a mystérieusement disparu, Stu (Ed Helms), le dentiste martyrisé par une femme qu’il veut demander en mariage a perdu une dent, et il y a deux invités surprises : un tigre dans la salle de bains et un bébé dans un placard. Alors que le mariage de Doug a lieu dans seulement quelques heures, les trois rescapés de la folle bringue de la veille n’ont pas le temps de tergiverser : ils doivent le retrouver au plus vite, en essayant de recoller progressivement les morceaux manquants du puzzle de la veille. Cette reconstitution narrative a posteriori est ce qui donne tout son sel à la comédie de Todd Philips, et plus de dix ans après la sortie du film, on ressent toujours une jubilation totale devant les gags potaches et les situations et rebondissements complètement absurdes qui s’enchaînent à un rythme effréné.

Une trilogie inimitable

Le carton énorme du premier VERY BAD TRIP au box-office entraînera la mise en branle de deux suites également très appréciées des fans, toujours réalisées par Todd Philips et sorties en 2011 et 2013. Dans VERY BAD TRIP 2, nos protagonistes se retrouvent cette fois en Thaïlande où Stu doit à son tour se marier, en faisant bien attention de ne pas reproduire les erreurs de Las Vegas. Mais le quatuor est incorrigible, et la situation dégénère de nouveau à Bangkok. La boucle sera bouclée avec le troisième et dernier épisode centré sur ce bougre d’Alan, le dernier de la bande à ne pas encore être rangé, et qui oblige ses compères retourner sur les lieux de leurs premiers méfaits, Las Vegas évidemment.

La saga VERY BAD TRIP ayant rapporté plus d’un milliard de dollars au box-office mondial, elle inspirera la création d’autres films qui réussiront plus ou moins bien à surfer sur le style pourtant inimitable de la trilogie de Todd Philips. Avant de passer au thriller avec WAR DOGS (2013) puis JOKER (2019), le réalisateur américain va néanmoins réussir à reproduire partiellement le succès de sa trilogie en retrouvant Zach Galifianakis dans DATE LIMITE (2010), un nouveau road movie décapant où l’acteur barbu est cette fois en compagnie de Robert Downey Jr. Philips va aussi produire un autre gros succès où l’alcool coule à flot, le quelque peu controversé PROJET X (Nima Nourizadeh, 2012), qui inspirera l'organisation bien réelle de gigantesques beuveries inspirées du film. En 2011, on retrouvera aussi Ed Helms dans des situations comiques absurdes qui tentent de rappeler ses « exploits » de VERY BAD TRIP avec BIENVENUE À CEDAR RAPIDS (Miguel Arteta, 2011). Une tentative restée un peu vaine : en matière de comédie, on préfère aussi l’original à la copie.

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