BLUE MANCHESTER, l’épopée de City

Posté par Marc Larcher le 18 mai 2022
Le documentaire revient sur l’aventure extraordinaire de Manchester City qui va voir en 2012 le club mettre fin à 44 ans d’échec et remporter le championnat anglais. Au bout d’une saison infernale
La vengeance du petit frère d’United

« Depuis le premier jour où j’ai mis mes crampons, je savais que quelque chose allait se passer » Gaël Clichy avait vu juste. Avec la saison 2011-2012 du championnat anglais que revisite ce documentaire, c’est une des plus belles histoires du foot qu’on revit sur le petit écran. Il est vrai que le scénario est idéal : le club anglais de Manchester City est l’éternel deuxième de la ville, pas titré depuis 1968, écrasé chaque année par le palmarès et la célébrité de son grand-frère, Manchester United. « A l’époque, on était juste le noisy neighbour », le voisin bruyant et encombrant explique un joueur.  Et pourtant, ce sera l’année du déclic.

Une saison en forme de montagnes russes

Dans cette ville où l’on est rouge, United, ou bleu, City, les Français et Belges au centre de cette épopée la racontent avec dix ans de recul. On les voit écouter au casque les commentaires et le bruit de la foule et sur leur visage, la magie opère à nouveau. Au début de saison, les joueurs sont conscients que l’équipe n'est qu'un simple assemblage de grands talents, qu’ils ont tout à construire.

Lors de ces entretiens, Samir Nasri joue carte sur table : « Je me suis dit : soit tu vas dans un club qui n’a rien gagné depuis 48 ans et si tu gagnes à City, tu deviendras une légende, ou tu vas dans un club énorme, United, et tu seras un joueur parmi tous ceux qui sont passés par là ». Il a fait le bon choix car, dès le premier match il fait trois passes décisives et l’attaquant l’argentin Aguerro inscrit deux buts et fait une passe décisive. Les joueurs ont beaucoup de caractère, trop diront certains, mais le coach italien Carlos Mancini en a encore plus. Dès le début de saison, il vire une de ses stars, Carlos Tevez, pour plusieurs mois. C’est un des nombreux rebondissements d’une saison folle et l’un des mots qui revient le plus dans la bouche des joueurs, c’est « chaos ».

Un chaos qui fait pourtant naître la magie comme lorsque City gagne à Old Trafford, l’antre du grand frère United 6-1, soit du jamais vu ! Ils font même le meilleur début de l’histoire du championnat d’Angleterre mais très vite les embrouilles et les conflits vont les rattraper comme lorsque Mario Balotelli refuse qu’un de ses camarades tire un penalty.  Les clashs avec le coach lui aussi sanguin vont se multiplier jusqu’à ce qu’en fin de saison, à dix journées de la fin, Manchester City perde la tête du championnat.
Seulement, c’est justement le moment où le banni Tevez fait son retour. Et comme dans un bon scénario, à l’avant-dernière journée du championnat, City accueille United qui l’a doublé au classement. C’est le derby du siècle, un match regardé par 650 millions de téléspectateurs dans le monde. Une simple victoire ? Oui et non car Samir Nasri et le coach s’embrouillent juste avant, le milieu est viré de l’entraînement...

Un final en apothéose

Ce jour-là, ce sera finalement le discret capitaine qui va marquer alors qu’un certain Maradona regarde le match depuis les tribunes. Il reste encore « le match piège », la formalité à gagner contre le 18e du championnat que le documentaire prend soin de raconter dans le détail.
La soirée de rêve commence comme un cauchemar , le supposé faire-valoir va mener 2-0 et offrir le titre à United jusqu’à ce que… la remontée fantastique commence et que le club mancunien marque le but de la victoire 3-2 à la dernière minute.
Encore une fois, le groupe a prouvé que les joueurs avaient un énorme caractère et un cœur de champion. Comme le dit Nasri, le sourire aux lèvres dix ans après, une histoire pareille « Même Hitchcock, il aurait pas pu l’écrire ».

BLUE MANCHESTER, un documentaire disponible seulement sur CANAL+