Peaky Blinders (Netflix) : les 5 meilleurs moments de la saison finale

Posté par Alexis Lebrun le 16 juin 2022
« By order of the Peaky fookin’ Blinders », Tommy Shelby et les siens ont fait leurs adieux au petit écran, près de dix ans après leur arrivée fracassante sur la BBC. Mais que les fans se rassurent, un film devrait voir le jour pour clore définitivement l’une des séries les plus populaires des années 2010. En attendant d’avoir le bonheur de voir les Peaky Blinders sortir du brouillard de Birmingham en slow motion dans une salle de cinéma, voici nos cinq moments préférés de cette sixième et dernière saison.
Michael jure de tuer Tommy aux funérailles de Polly (épisode 1)

Il faut le reconnaître, cette saison finale de Peaky Blinders a commencé sur des bases très élevées. Après avoir échoué dans sa tentative de suicide, Tommy apprend par Captain Swing qu’elle est responsable du fiasco de l’opération visant Oswald Mosley à la fin de la saison 5. Mais dans sa grande bonté, elle lui expédie les corps d’Aberama, Barney et surtout Polly Gray – dont l’actrice Helen McCrory est tragiquement décédée en 2021. Celle qui a été l’un des personnages les plus importants de la série méritait évidemment des adieux dignes de ce nom, et son corps est incinéré lors de la traditionnelle cérémonie funéraire organisée autour d’une caravane.

Du travelling sur les effets personnels de Polly dans la caravane aux gros plans sur le visage de ses proches, toute la scène est déchirante, avant de prendre un tour crépusculaire lorsque Michael annonce face à la caméra : « Je le jure pour l’amour de Dieu, quel que soit le prix à payer, quels que soient les mensonges à proférer, je me vengerai de Tommy Shelby. » En une scène et en une seule phrase, l’affrontement final de Peaky Blinders est lancé, juste avant que se produise une ellipse de quatre années.

Lizzie apprend la mort de Ruby à Tommy (épisode 3)

La maladie de la fille de Tommy et Lizzie occupe une bonne partie de ce début de saison 6. Dès que Tommy apprend la nouvelle par téléphone alors qu’il se trouve de l’autre côté de l’Atlantique, il panique et rentre immédiatement en Angleterre, persuadé que la maladie est liée d’une manière ou d’une autre aux gitans. Lorsque les symptômes de Ruby s’aggravent, Tommy part à la recherche d’Esme, pensant qu’elle peut l’aider à trouver la source de la malédiction qui touche sa fille selon lui. Il passe donc le troisième épisode à vadrouiller à pied ou à cheval, loin de tout, pendant que Lizzie est seule au chevet de Ruby à l’hôpital.

Tommy finit par découvrir l’identité de la personne « responsable » de la malédiction, mais lorsqu’il retrouve sa femme à l’entrée de l’hôpital, c’est le choc. Enragée et dévastée, elle lui annonce que Ruby est décédée en son absence avec une phrase bouleversante, au son de la voix plaintive de Thom Yorke : « Elle a demandé après toi et puis elle est partie, je lui ai dit que tu l’aimais et je l’ai embrassée pour toi. » Tommy en reste sans-voix, et nous aussi. Incontestablement la scène la plus triste de cette saison finale, et le début de la fin entre Lizzie et Tommy.

Tommy et Arthur se réconfortent dans la cave (épisode 4)

Ce pauvre Arthur Shelby n’est pas à la fête pendant cette saison 6. Complètement accro à l’opium, il n’est plus que l’ombre de lui-même et devient la risée du coin dont il était autrefois la terreur. Et son rôle n’a pas été gâté non plus par les scénaristes, puisqu’il est vraiment relégué très loin derrière son frère dans l’intrigue et le temps d’écran. Heureusement, Arthur et Tommy partagent tout de même quelques scènes marquantes cette saison, et la meilleure est sans aucune doute celle qui les réunit dans la cave d’Arrow House.

Après les funérailles de Ruby où il n’était pas en état de lire le discours de Tommy, Arthur se confie sur le calvaire de son addiction à son frère, qui après quatre ans d’abstinence, retombe lui dans l’alcool à cause de la mort de Ruby. Vulnérable comme jamais, totalement au bout du rouleau, Arthur est réconforté par Tommy, ce dernier lui révélant qu’il sait depuis longtemps que son frère est le plus fort mais qu’il a toujours voulu le laisser gagner. L’alchimie entre Cillian Murphy et Paul Anderson est extraordinaire, et les deux frères se relèvent mutuellement après avoir partagé leurs souvenirs d’enfance. Une scène intime mémorable.

Arthur exécute Captain Swing pour la famille Shelby (épisode 6)

Depuis le début de cette saison et la scène d’ouverture évoquée plus haut, Laura McKee est l’ennemie à abattre pour le clan Shelby. Mais il faut bien sûr attendre le dernier épisode pour que cela arrive. Après une tentative d’assassinat ratée contre Arthur au Garrison, une fusillade éclate dans la rue entre les fascistes qui secondent la leader de l’IRA et les Peaky Blinders venus à la rescousse d’Arthur.

Pleine de tension, toute cette scène nocturne filmée au milieu du brouillard de Birmingham est un modèle du genre, et l’un des meilleurs moments d’un épisode final qui n’en manque pourtant pas. Et finalement, comme on ne déconne pas avec les Peaky Blinders sur leur territoire, c’est un Arthur Shelby quasiment ressuscité qui exécute la sentence contre Laura McKee et venge sa famille, le tout après avoir sorti une phrase qui restera dans les annales de la série en VO : « I don’t shoot dogs, I shoot fookin’ fascists. »

Tommy élimine Michael (épisode 6)

Michael Gray avait juré de venger sa mère, et il pensait avoir mis au point le plan parfait pour tuer Tommy Shelby en cachant une bombe dans le coffre de sa voiture sur l’île de Miquelon. Malheureusement pour lui, ce bon vieux Johnny Dogs déplace la dynamite destinée à Tommy dans le coffre des associés de Michael, et ce dernier doit faire face au courroux de son cousin.

Comme on le sait Thomas Shelby n’est pas vraiment du genre à faire preuve de pitié, et il envoie une bastos dans l’œil gauche d’un Michael qui a accepté son sort, pendant que Johnny Goods les laisse en déclarant « je vais aller observer le brouillard. » Mais la meilleure réplique est bien sûr réservée à Tommy, qui range son calibre en disant au cadavre de Michael qu’il n’a « aucune limite », une référence aux reproches reçus plusieurs fois de la part de Laura McKee, Michael et d’autres antagonistes au cours de la série. Il ne faut jamais sous-estimer Thomas Shelby.

Peaky Blinders saisons 1 à 6 sur Netflix, disponible avec CANAL+.