Le PSG est-il le nouveau Real Madrid en Ligue des champions ?
Le Paris Saint-Germain rêve de remporter une deuxième Ligue des champions consécutive, ce que seul le Real Madrid a réussi au XXIe siècle. Mais ces deux équipes comptent de nombreux points communs.
Le PSG de Luis Enrique deviendra-t-il une dynastie européenne ? La question se posera forcément le samedi 30 mai, sur les coups de 18H00 sur CANAL+, quand les Parisiens tenteront de décrocher un deuxième sacre consécutif.
S’il réussit, le PSG marchera dans les pas du Real Madrid de Zinédine Zidane, vainqueur des éditions 2016 puis 2017 - et même 2018 – et seule équipe à avoir conservé son titre depuis la naissance de la Ligue des champions telle qu’on la connaît (et sa réforme de 1992). Et dans les détails, le destin de Paris semble grandement suivre celui du Real Madrid.
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Paris mise sur la stabilité… comme le Real Madrid
Malgré un calendrier chargé, l’été parisien aura été calme du côté du mercato. Gianluigi Donnarumma été remplacé numériquement par Lucas Chevalier, mais sportivement par Matveï Safonov. Puis le PSG a seulement régénéré une partie de sa rotation en recrutant Ilya Zabarnyi, Dro Fernandez et Renato Marin.
Et forcément, Luis Enrique mise sur la stabilité dans son équipe de départ. Malgré les blessures, l’Espagnol n’a jamais perdu l’idée de continuer avec les mêmes titulaires que contre l’Inter Milan. Face à Arsenal, il pourrait même aligner les dix mêmes joueurs de champ que l’année dernière. Le seul doute reste la présence de Fabian Ruiz, qui pourrait être remplacé par Warren Zaïre-Emery. Et non-événement presque, tant le milieu français était déjà partie prenante du sacre parisien à Munich.

Une marque de fabrique qui faisait déjà la réussite du Real Madrid de Zinédine Zidane. Dans la foulée du sacre de 2016, les Merengues n’avaient rappelé qu’Álvaro Morata, et enregistré les retours de prêts de Fábio Coentrão et Marco Asensio.
Un calme plat ressenti dans le onze titulaire de la finale 2017, puisque neuf joueurs avaient été reconduits. Seuls Pepe, blessé, et Gareth Bale, trop juste, avaient été remplacés par Raphaël Varane et Isco. Un an plus tard, pour la troisième finale consécutive, Zidane alignera ces mêmes onze joueurs… de quoi donner des idées à Luis Enrique ?

Le rythme, principal adversaire de la saison européenne
Comment prolonger la flamme après avoir atteint un tel sommet ? Luis Enrique s’est sûrement posé la question quand, malgré la fatigue physique et mentale, il a dû remobiliser ses troupes dès le mois d’août. Le premier marqueur aura été la Supercoupe d'Europe, gagné au bout des tirs au but face à Tottenham (6-5, tab).
Puis la saison régulière n’a pas été plus rassurante. Les matches nuls contre Bilbao et Newcastle, des défaites à Lisbonne et face au Bayern… et même quand Paris battait Tottenham (5-3) ou Monaco (3-2, 2-2), tout semblait différent. Après de longs mois de rodage, le PSG est redevenu, un soir de huitième de finale aller face à Chelsea (5-2), celui qui a tant dominé l’Europe. Ils ont mis huit mois à retrouver ce pic de forme qu’ils tenteront d’étendre durant les trois derniers de la saison.
Quand l’inquiétude gagnait le Parc des Princes, Zinedine Zidane devait probablement y voir des souvenirs. Été 2016, son Real Madrid avait aussi peiné à battre Seville en Supercoupe de l’UEFA (3-2, ap).
Puis la phase de poules de la Ligue des champions n’avait guère été plus convaincante. Les Merengues s’étaient cassé les dents sur Dortmund (2-2 ; 2-2) et le Legia Varsovie (3-3), laissant la première place aux Allemands. Le déclic est finalement arrivé en huitièmes de finale, face à des malheureux napolitains (3-1 ; 3-1).
L’infirmerie pleine, la rançon de la gloire
Plus que de courir après la frénésie de la campagne passée, en plus d’un rythme à retrouver, Luis Enrique a surtout dû composer avec les blessures jusqu’à l’arrivée des beaux jours. Achraf Hakimi et Fabian Ruiz ont manqué une bonne partie de la saison tandis que João Neves et Désiré Doué sont passés par la case infirmerie. Titularisé à seulement 10 reprises en championnat, Ousmane Dembélé n’aura vraiment lancé sa saison qu’au mois de janvier.
Un groupe resserré malgré l’enchaînement des matches et les pépins physiques… là encore, Zinédine Zidane connaît la situation. Entre Pepe, Varane et Ramos, le Real Madrid n’a quasiment jamais vu ses trois défenseurs être apte au même moment durant la saison 2016-2017. Plus haut, Casemiro, Modric, Kroos et Isco ont tous déclaré forfait pour plusieurs matches et Gareth Bale a manqué quatre des sept rencontres de la phase finale.
Cristiano Ronaldo scored twice in the final, #OTD in 2017 ⚽️⚽️#UCLfinal | #UCL pic.twitter.com/fUfPn6toPy
— UEFA Champions League (@ChampionsLeague) June 3, 2022
La principale différence entre ces deux groupes se situe sur la scène nationale. Porté par ses remplaçants en Ligue 1, le PSG a mené le championnat sans jamais réussir à s’échapper, laissant les espoirs lensois grandir à l’approche du printemps. Un an plus tôt, le club de la capitale avait été sacré largement, avec une avance de 19 points sur Marseille.
De son côté, le Real Madrid avait réalisé une saison exceptionnelle en Liga, dans la foulée de sa Ligue des champions. Lui aussi bien aidé par ses remplaçants, le club madrilène avait récolté 93 points afin de s’offrir un championnat qu’ils attendaient impatiemment depuis cinq ans.
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