Le Cercle Cinéma : retour sur les débuts de 20 ans de passion du 7e Art
Entre nostalgie joyeuse, hommages inattendus et petits clins d’œil au démarrage de ce rendez-vous culte, la dernière émission de l’année s’est transformée en célébration vivante de vingt ans de débats passionnés. Retour sur une fausse fin et un vrai come-back.
Depuis 2004, LE CERCLE CINÉMA s’est imposé comme le rendez-vous culte des amoureux de critiques aiguisées, de plans serrés, de débats musclés (mais polis). Diffusée dès ses débuts sur Canal+ Cinéma, l’émission donne la parole chaque semaine à une joyeuse bande de critiques, journalistes et invités du 7e art, autour d’une table ronde plus animée qu’un débat sur Christopher Nolan.
Chaque épisode, c’est cinq chroniqueurs autour de la table, des longs-métrages à la pelle (fictions, docs, d’auteur ou de studio), un invité cinéma... et souvent un bon mot. C’est exigeant, passionné, toujours bienveillant — sauf peut-être quand quelqu’un ose dire du mal de MULHOLLAND DRIVE .
Le Cercle, c’est aussi une rareté à la télé : la seule émission dédiée à la critique de films en salle. Pas de bande-annonce en boucle, pas de promo creuse : ici, on parle cinéma. Vrai. Profond. Et parfois très drôle.
Et puis voilà : la rumeur a surgi.
On annonçait LE CERCLE sur le départ, clap de fin imminent, rideau rouge qui tombe. Internet s’est enflammé : “C’est fini ? Déjà ?!” L’émotion était palpable. Et là… twist de scénario ! Comme dans tout bon film : ce n’est pas la fin. On l’annonçait sur le départ, en route vers les archives des émissions cultes... Et pourtant, LE CERCLE CINÉMA n’est pas mort. Loin de là. Mieux : il revient l’année prochaine, tel un phénix, prêt à rallumer la flamme de la critique ciné sur CANAL+. Oui, encore ! Surprise !
Pour cette dernière de saison qui avait par conséquent des airs de fausse cérémonie d’adieu, chacun des chroniqueurs a remonté le temps et évoqué sa première fois sur le plateau — avec un brin de nostalgie et beaucoup d’autodérision.
Marie Sauvion nous a rappelé que le nom de l’émission vient tout simplement du fait qu’elle était tournée dans un ancien cercle de jeu, place Clichy. Et qu’en 2004, c’est Daphné Roulier qui tenait le gouvernail.
En 2007, Philippe Rouyer faisait ses grands débuts en tant qu'invité, face à Frédéric Beigbeder en maître de cérémonie, plus impressionné par sa voix que par Lynch lui-même.
Maroussa Dubreuil, arrivée en 2012, se souvient encore de la générosité très exhaustive du même Beigbeder dans son introduction.
En 2014, l'ancien étudiant Simon Riaux débarque dans ce qu’il a lui-même surnommé un vortex temporel.
En 2016, Frédéric Mercier signe sa première chronique... sur son film préféré, carrément : La Rivière sans retour.
Lily Bloom, quant à elle, avait déjà prophétisé sa prise de fonction en incarnant un faux Beigbeder dans un sketch d’intro.
Et Ava Cahen ? On se souvient de sa Mary Poppins enjouée aux côtés d’un Augustin Trapenard complice.
Alors oui, c’était un moment chargé de souvenirs, mais aussi de rires, d’anecdotes et d’amour du cinéma. Parce que même après vingt ans, LE CERCLE CINÉMA reste fidèle à lui-même : des débats de haute volée, des désaccords cordiaux, des références pointues, et une pincée de mauvaise foi joyeusement assumée.
Alors oui, LE CERCLE CINÉMA continue. Et non, vous n’êtes pas débarrassés de ces soirées où cinq critiques s’écharpent gentiment sur un drame roumain en plan fixe ou le dernier blockbuster hollywoodien avec des dinosaures qui parlent. Et franchement ? Heureusement.
Surtout n'oubliez pas : "Tant qu'il y aura du cinéma, on sera là !"



