Auteure anonyme, roman à succès : L’AMIE PRODIGIEUSE revient pour une saison 4
Après avoir secoué le monde littéraire, la saga L'AMIE PRODIGIEUSE de la mystérieuse Elena Ferrante continue sa vie en série. Le 15 août, la quatrième et dernière saison intitulée « L’enfant perdue » débarque sur CANAL+.
Quand une série prolonge à merveille une saga littéraire
Cela fait près de quinze ans que le premier volume de L’AMIE PRODIGIEUSE écrit sous le pseudonyme Elena Ferrante a paru en Italie et est devenu un énorme succès de librairie à l’échelle mondiale. Et aujourd’hui en 2025, après trois autres tomes tout autant célébrés et traduits sur la vie des deux amies issues d’un quartier pauvre de Naples, et une adaptation en série télévisée qui a conquis le monde, on ne sait toujours pas qui est en l’auteur… Les rumeurs sur l'identité du romancier ou de la romancière qui a accepté de travailler par e-mail sur le projet de série sont toujours aussi fortes et aussi floues.
Pour ceux qui n’ont pas encore eu la chance de mettre un pied dans cet univers, il faut rappeler quelques informations cruciales. Au fil d’une soixantaine d’années, on se passionne pour l’amitié entre deux gamines, Elena dite « Lenù », et Raffaella appelée « Lila ». Les deux petites filles sont nées au sein d’un quartier périphérique de Naples, marqué par les luttes de pouvoir entre communistes et mafieux, par l’extrême pauvreté et les injustices, par le sexisme et le patriarcat. Comme le livre, la série commence avec l’appel en pleine nuit d’un jeune homme paniqué, Rino, sur le portable d’Elena, alors sexagénaire : la mère de Rino, Lila, a disparu délibérément. Elena décide alors de faire le récit de leur histoire mouvementée.

Un demi-siècle de l’Histoire italienne à travers le destin de deux femmes
Depuis le téléspectateur est plongé dans un récit romanesque sur les histoires d’amour et les histoires familiales des deux femmes qui mettent leur amitié à rude épreuve. Au moment où commence cette quatrième saison, Elena, devenue autrice reconnue, vit au gré de ses escapades avec son amant entre Milan, Florence et Naples. Parce qu’elle s’est éloignée du quartier populaire où elle a grandi, elle redoute les retrouvailles avec son amie d’enfance. Mais depuis quelque temps, Lila insiste pour la voir et lui parler… La question de la culpabilité et de l’exil traverse toute la série puisqu’Elena est la première femme de son entourage à avoir réussi à quitter son environnement familial, ce que tout le monde lui reproche plus ou moins ouvertement.
Parmi les nombreux exploits réalisés par cette série, il y en a un qui est particulièrement frappant. C’est la reconstitution de l’Italie à différentes époques. A chaque saison, des costumes aux voitures, de l’architecture aux décors, on découvre une version différente du pays, de Naples, ville au centre du récit et des autres villes que traversent les héroïnes. Les décors sont le reflet permanent de la condition sociale dans laquelle évolue les deux héroines. L'une qui s'élève dans les sphères universitaires et intellectuelles va évidemment investir de sublimes appartements et maisons aux bibliothèques fournies pendant que l'autre travaille à l'usine et vit avec ses enfants dans des taudis où elle s'évertue à conserver une forme d'indépendance. Au fil des saisons les environnements dans lesquels les deux femmes évoluent ne font que rappeler la question qui taraude les spectateurs depuis le début de la première saison : leur amitié va-t-elle pouvoir tenir après le récit entamé par Elena et son retour à Naples ?



