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Si vous aimez Bridget Jones, le dernier film risque de vous surprendre

Pratiquement 10 ans après BRIDGET JONES BABY, la célibataire la plus célèbre du cinéma est revenue cette année dans BRIDGET JONES : FOLLE DE LUI. Un quatrième volet qui adopte un ton beaucoup plus mélancolique que les précédents. En plus de vous faire rire, Bridget risque cette fois-ci de vous faire pleurer. Le film arrive sur CANAL+ ce 19 septembre.

Bridget Jones de retour sans Mark Darcy

Une décennie s’est écoulée depuis BRIDGET JONES BABY, et l’héroïne créée par Helen Fielding est revenue cette année sur les écrans dans BRIDGET JONES : FOLLE DE LUI, adaptation de son roman MAD ABOUT THE BOY. 

Après trois épisodes centrés sur les tribulations amoureuses d’une trentenaire, ce quatrième volet la montre veuve et mère de deux enfants. Le film se déroule près de dix ans après la naissance de son fils et quatre ans après la disparition de Mark Darcy, tué lors d’une mission humanitaire au Soudan.

Bridget élève seule Billy et Mabel, et son quotidien alterne entre couloirs d’école et rendez‑vous manqués avec des amis fidèles. Mark demeure pourtant présent par des flash‑backs, tel un fantôme qui hante encore ses pas.

Ce quatrième film réunit à nouveau Renée Zellweger et Hugh Grant, avec des nouveaux venus comme Chiwetel Ejiofor et Leo Woodall.

Là où les trois premiers volets jouaient sur l’embarras et l’optimisme, ce quatrième épisode explore davantage la solitude, la peur du temps qui passe et la difficulté à s’accorder une seconde chance après le décès brutal de l’amour de sa vie, Mark Darcy. Cette orientation donne une couleur inattendue à une saga jusque-là ancrée dans le pur divertissement.

Un tournant mélancolique

La principale nouveauté réside dans le regard porté sur Bridget. Dès les premières minutes, le film rappelle que Mark est mort lors d’une mission humanitaire, et que sa veuve n’a pas fait son deuil. Elle voit encore son mari en rêve, et Colin Firth apparaît sous forme de flash‑backs. Cette présence fantomatique confère au récit une mélancolie que les précédents volets n’avaient pas.

L’héroïne hésite à s’autoriser une nouvelle relation, malgré l’insistance de son entourage. Ses amis de toujours lui conseillent de « passer à autre chose », mais le film montre sa résistance, ses doutes et les réactions de ses enfants face à l’absence de leur père.

Pour autant, BRIDGET JONES : FOLLE DE LUI ne renonce pas à la comédie. Bridget accumule encore les maladresses et les situations burlesques. Mais ces moments alternent avec des scènes plus intimes où elle affronte son chagrin. Le film révèle la relation qu’elle entretient avec Roxster, un jeune homme de vingt‑neuf ans rencontré par hasard.

L’écriture ne juge pas cet amour intergénérationnel. Au contraire, elle insiste sur la possibilité pour une femme de cinquante ans de retrouver le désir et le droit au bonheur. Les scènes dans lesquelles elle danse et chante avec ses enfants soulignent que le deuil n’exclut pas la joie, et que la résilience passe aussi par le partage.

En cela, BRIDGET JONES : FOLLE DE LUI s’éloigne de la bluette pour se rapprocher d’une chronique douce‑amère sur la reconstruction. À la fois hommage à une héroïne qui a vieilli avec son public et tentative d’élargir la palette émotionnelle de la saga, ce film devrait surprendre les amateurs de comédie romantique par sa profondeur jusqu’ici absente de la saga.