VIE PRIVÉE a-t-il séduit LE CERCLE ?
Au menu de la dernière émission du CERCLE CINÉMA, le nouveau film de Rebecca Zlotowski, VIE PRIVÉE, portée par l’inénarrable Jodie Foster. Ce thriller psychologique à la française flirte avec la comédie de remariage et l’enquête policière, tout en dressant le portrait d’une femme confrontée à ses propres zones d’ombre. Alors, LE CERCLE, convaincu ?
Une mise en scène élégante
Nouvel affrontement critique dans LE CERCLE CINÉMA, présenté par Lily Bloom, autour d'un film qui a d'emblée séduit Ava Cahen par sa mise en scène élégante et son écriture remarquable. La journaliste de FrenchMania, également Déléguée générale de la Semaine de la Critique, salue notamment le démarrage du film où l’on s’installe dans l’appartement de Lilian, psychiatre qui reçoit ses patients à domicile, et qui se fait littérallement quitter par l’un de ses patients ! La journaliste lit dans le VIE PRIVÉE de Rebecca Zlotowski un clin d’œil made in France à MEURTRE MYSTÉRIEUX À MANHATTAN de Woody Allen, avec le plaisir d’une « enquête à double fond et une approche Freudienne en diable ».
Philippe Rouyer (Positif) lui trouve, de son côté, des allures de « comédie de remariage », notamment grâce au couple de cinéma fabuleux que forment Daniel Auteuil et Jodie Foster. Sans se contenter d’être une comédie sentimentale, VIE PRIVÉE bascule dans une enquête qui lui évoque un autre film de Woody Allen, UNE AUTRE FEMME, avec cette idée d’explorer ce qu’il se passe dans la vie intime d’une psy lorsqu’elle n’est pas en consultation. Rouyer souligne la présence de « toutes ces portes que l’on ouvre » typiques du genre policier.
Un magnifique portrait de femme
À l’inverse, Frédéric Mercier (Transfuge) reconnaît être plus mitigé sur le film malgré son « envie d’adorer » VIE PRIVÉE. Si Daniel Auteuil lui est apparu « vibrant » à l’écran, il évoque un sentiment répété de « trop-plein » qui a parfois empêché son plaisir au visionnage : « Je ne m’amuse pas tellement, je vois vers où le film file, les outils scénaristiques qui l’emmènent mais il y a tellement de portes que ça le freine ».
Sophie Grech (Réalisé sans trucage) arrive à la rescousse pour souligner qu’il s’agit avant tout d’un « magnifique portrait de femme ». Pour elle, même lorsque Rebecca Zlotowski emprunte les chemins du thriller, elle ne perd jamais de vue l’essentiel — faire surgir une émotion « tellement vive » qui, au second visionnage, a apporté à la journaliste « d’autres portes d’entrée, une autre grille de lecture ».
