PLURIBUS : que valent vraiment les premiers épisodes ?
Avec PLURIBUS, le créateur de BREAKING BAD et BETTER CALL SAUL s'aventure dans la science-fiction et signe une série à la fois drôle, étrange et bouleversante. Rhea Seehorn y brille en héroïne réfractaire au bonheur collectif. Depuis sa sortie le 7 novembre, les premières critiques saluent un tour de force audacieux.
Vince Gilligan ou l'art de surprendre
On l'attendait peut-être sur un nouveau drame moral, mais Vince Gilligan a choisi la fable SF. Dans PLURIBUS, un signal venu de l'espace transforme l'humanité entière en une conscience commune, heureuse et docile. Seule une femme, Carol Sturka (Rhea Seehorn), semble y résister.
Les critiques sont largement enthousiastes. Pour la BBC, c'est « l'une des séries les plus intelligentes et les plus divertissantes de l'année ». Rotten Tomatoes lui attribue un démarrage parfait à 100 % de critiques positives, et Collider parle d'une « œuvre unique, preuve que Gilligan ne cesse de se réinventer ». Les Inrocks voient dans cette production « un conte philosophique télévisuel » où le showrunner explore « ce qui nous constitue comme êtres humains, pour le pire et le meilleur ».
La mise en scène, fidèle à l'esthétique soignée du créateur de BREAKING BAD, sublime les paysages d'Albuquerque, tandis que l'humour noir et la mélancolie s'y côtoient sans se contredire. NPR salue d'ailleurs « une réflexion poignante sur la solitude et la liberté dans un monde sans heurts ». Rhea Seehorn, déjà exceptionnelle dans BETTER CALL SAUL, « commande littéralement l'écran » (The Hollywood Reporter). Elle livre ici une performance à la fois caustique et vulnérable, qui pourrait bien lui valoir l'Emmy longtemps attendu.

Un pari audacieux
PLURIBUS séduit aussi par son ton singulier, à la croisée de THE TWILIGHT ZONE, SEVERANCE et THE LEFTOVERS. Gilligan y retrouve son goût pour les paraboles morales et la mise en scène millimétrée. Si quelques voix jugent le rythme délibérément lent (The New York Times) ou notent que « le refus de toute efficacité narrative pourra en rebuter plus d'un » (Les Inrocks), l'accueil reste massivement élogieux. Les critiques louent sa capacité à « marier brutalité, humanité et humour dans un seul geste créatif » (NPR). Pour AwardsWatch, c'est « l'une des meilleures séries de l'année, portée par une écriture audacieuse et une mise en scène sublime ».
Derrière son concept SF, PLURIBUS parle avant tout d'humanité : de ce qui fait qu'on préfère parfois le doute à la paix, la solitude à la conformité. Une série qui ne laissera personne indifférent.
