NOSFERATU 2024, le nouveau remake de Nosferatu, le vampire !
Avec son NOSFERATU, le réalisateur Robert Eggers s’est attaqué avec succès à un classique du cinéma d’épouvante. Dans ce cauchemar hyperstylisé, il met en scène un Bill Skarsgard obsédé par la beauté de Lily-Rose Depp.
Un des premiers scénarios de l’Histoire du cinéma
C’est une légende qui est aussi ancienne que le cinéma lui-même. Depuis plus d’un siècle, les réalisateurs du monde entier mettent en scène un aristocrate assoiffé de sang dans son château de Transylvanie. Le dernier en date, le vénéré Robert Eggers, a rendu une copie impeccable avec sa version de NOSFERATU, une menace totalement remise au goût du jour.

NOSFERATU : une mécanique implacable servie par des images d’exception
Les spectateurs qui n’ont pas eu la chance de voir les deux adaptations cinématographiques les plus connues du livre « Dracula » de Bram Stoker, seront d’autant plus scotchés à leur siège en découvrant la mise en scène baroque de Robert Eggers et son nouveau trio infernal.
Nicholas Hoult en Thomas Hutter, un agent immobilier du XIXe siècle obsédé par son travail, Lily-Rose Depp, alias Ellen Hutter, sa jeune épouse qui s’ennuie et rêve d’une vie meilleure et le comte Orlok (Bill Skarsgard), homme sans âge qui rêve d’acquérir un nouveau château en Allemagne.
Comme dans le premier film de Murnau (1922) et son remake par Werner Herzog (1979), un piège terrifiant va se refermer sur le jeune couple. Cette fois-ci, Robert Eggers prend un soin machiavélique à mettre en scène le besoin d’Ellen de sortir de l’ennui dans lequel sa vie de couple l’enferme et son désir fiévreux d’un « ange gardien ». Sa plainte, son envie est tellement forte que le Comte Orlok, lui-même enfermé dans son château des Carpates depuis des siècles, va la percevoir.
Clair-obscurs extrêmes, palette de gris évoquant un film en noir et blanc, paysages gothiques, montage renforçant la violence des actions et des sentiments, tout l’arsenal de Robert Eggers y passe. D’autant plus qu’une puissante connexion psychique s’établit entre la femme et le vampire en même temps que son mari arrive en Transylvanie pour rencontrer le comte Orlok et lui faire signer les papiers d’acquisition du château allemand.
Les avertissements vont se multiplier – Thomas Hutter est témoin d’une scène d’exhumation d’un vampire par des Roms et une vieille dame le conjure de ne pas rencontrer le maître des lieux – mais par conscience professionnelle ou désir inconscient d’aller à la catastrophe, il continue son chemin jusqu’à pénétrer dans le château.
Expert dans la manière de faire monter la tension, Robert Eggers peut mettre en branle un nouveau cran du mécanisme qui va broyer le couple. Désormais un duel inégal commence entre Nicholas Hoult et Bill Skarsgard, éclairé de telle manière à ce qu’il apparaisse de plus en plus terrifiant. Après Max Schrek et Klaus Kinski, les deux interprètes historiques du prince des vampires, l’acteur suédois s’en donne à cœur joie, d’autant plus qu’il contrôle à distance le sort d’Ellen, de plus en plus psychotique.
Heureusement, le trio d’acteurs est peu à peu rejoint par des alliés en la personne d’Aaron Taylor-Johnson et Willem Dafoe. L'espoir est peut-être permis.

Après le vampire, le loup-garou ?
Après le succès de sa version de NOSFERATU, le réalisateur s’apprête à travailler sur un autre classique de l’horreur : la légende du loup-garou. Pour son futur WERWULF, le réalisateur américain a affirmé qu’il s’agirait d’une version « médiévale » de la légende et il aurait déjà verrouillé la participation d’Aaron Taylor-Johnson et de Lily-Rose Depp, deux valeurs sûres qui connaissent bien son univers.
Il ne nous reste plus qu’à rôder les soirs de pleine Lune en attendant qu’un loup nous morde.



