« Des dialogues de fou » : ce film français qu’il faut absolument voir d’après Alexandre Astier
À l’occasion de la sortie en salles ce mercredi 22 octobre du très attendu KAAMELOTT 2, Alexandre Astier s’est laissé aller à quelques confidences en matière de cinéma. Et parmi les films qu’il estime nécessaire d’avoir vus dans sa vie, il y a un film français dont il est un fan absolu.
GARDE À VUE : le classique français du cinéma à voir d’après Alexandre Astier
En pleine promotion de KAAMELOTT 2, qui sort au cinéma ce mercredi 22 octobre, Alexandre Astier a cité un film français qu’il juge indispensable : GARDE À VUE de Claude Miller, sorti en 1981. Invité de l’émission En Aparté, il a expliqué pourquoi ce huis clos policier reste pour lui un modèle absolu de mise en scène et d’écriture :
« Je pense qu’il faut absolument avoir vu GARDE À VUE de Miller. Parce qu’à une époque où on dit “le cinéma est spectaculaire ou rien, il faut faire venir les gens dans les salles pour des choses qui démontent les plafonds parce que sinon on peut le faire chez toi.” C’est un peu vrai de temps en temps, pas toujours. GARDE À VUE, c'est quand même un bureau, Ventura d’un côté, Serrault de l’autre, Marchand au fond, une belle lumière, une belle musique, des acteurs, un texte de taré, des dialogues de fou, ça marche très très bien au cinéma. Il faut le voir celui-là. »
Le film se déroule le soir du 31 décembre, dans une petite ville de province. Jérôme Martinaud, un notaire aisé (interprété par Michel Serrault), est convoqué par l’inspecteur Antoine Gallien (joué par Lino Ventura) afin de témoigner dans une affaire de viols et meurtres de deux fillettes. D’abord entendu comme simple témoin, Martinaud devient peu à peu le principal suspect à mesure que l’interrogatoire avance, sa personnalité ambiguë et le témoignage accablant de son épouse (interprétée par Romy Schneider) vient renforcer les soupçons.
Tourné presque intégralement dans une salle d’interrogatoire, GARDE À VUE est un modèle d’efficacité avec sa mise en scène dépouillée, sa tension permanente et ses dialogues d’une précision redoutable signés Michel Audiard.
Parmi les autres films incontournables à avoir vu dans sa vie, Alexandre Astier cite LES VESTIGES DU JOUR de James Ivory, THE BIG LEBOWSKI des frères Coen et AMADEUS de Miloš Forman.
KAAMELOTT 2 arrive enfin au cinéma
Comme James Cameron avec AVATAR, Alexandre Astier a consacré presque toute sa carrière à son bébé KAAMELOTT. D’abord série ultra-populaire, l’univers a depuis pris une ampleur considérable. Ce qui n’était au départ qu’une parodie de légende arthurienne tournée dans des décors modestes est devenu, au fil des années, un véritable monument de la pop culture française.
Avec KAAMELOTT - PREMIER VOLET sorti en 2021, Alexandre Astier a réussi le pari improbable de transformer sa série culte en fresque cinématographique ambitieuse. Et quatre ans plus tard, le roi Arthur reprend enfin le chemin du grand écran.
L’histoire reprend peu après la fin du premier film. Après avoir refusé de tuer Lancelot, Arthur doit maintenant faire face à la colère des dieux et aux conséquences de la destruction de Kaamelott. Le royaume est en ruines, la Table Ronde n’est plus qu’un souvenir, et les anciens chevaliers se sont dispersés. Pour prouver sa valeur et tenter de restaurer la paix, Arthur réunit autour de lui une nouvelle génération de chevaliers – novices, vétérans, fidèles ou repentis – et les envoie en mission aux quatre coins du monde connu : des Marais Orcaniens jusqu’aux terres du Dragon Opalescent.
De son côté, Lancelot, désormais en fuite et lié à des forces surnaturelles, reste une menace. Alexandre Astier décrit ce Deuxième Volet comme un film de transition : un épisode central, plus sombre, plus introspectif, avant le grand final. On y retrouve ses obsessions : la loyauté, la foi, la faillibilité du pouvoir et le poids des choix.
