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L’HOMME QUI RÉTRÉCIT : mais comment ont-ils fait rapetisser Jean Dujardin ?

Dans L’HOMME QUI RÉTRÉCIT, Jean Dujardin passe progressivement de 1m82… à quelques centimètres à peine. Un défi visuel spectaculaire pour ce film réalisé par Jan Kounen (DOBERMANN, 99 FRANCS). Qu'est-ce qui se cache derrière cette illusion saisissante ? Explications… de taille.

Des décors gigantesques pour un acteur minuscule

Dans L’HOMME QUI RÉTRÉCIT, le personnage de Paul – que campe le touche-à-tout Jean Dujardin – voit son corps rétrécir inexorablement après avoir été exposé à un phénomène mystérieux. À mesure qu’il perd des centimètres, son environnement se transforme en un territoire hostile : une simple cave lui donne le sentiment d’être en pleine jungle tandis qu'une inoffensive araignée devient un véritable prédateur.

Pour donner cette impression d’échelle renversée, les équipes du film ont eu recours à une technique classique du cinéma fantastique, à savoir la construction d'éléments de décor gigantesques. Des objets du quotidien —meubles, outils, jouets… — ont ainsi été reproduits en version surdimensionnée afin que Jean Dujardin paraisse minuscule à côté. Et c’est le célèbre studio français Mac Guff qui est venu compléter le tout avec des effets numériques de haute volée.

Une technologie ultra précise

Outre ces « tricks » bien pratiques, L’HOMME QUI RÉTRÉCIT doit aussi sa réussite à une technique qu’on appelle le motion control et qui consiste à enregistrer avec précision les mouvements de caméra lors d’une première prise avec l’acteur. Ces mêmes mouvements sont ensuite reproduits à l’identique lorsque les décors sont filmés séparément, ce qui permet d’assembler les deux images en post-production. Résultat : l’acteur peut être intégré dans un décor filmé à une échelle totalement différente.

Dans L’HOMME QUI RÉTRÉCIT, plus de 400 plans ont ainsi été composés de cette manière pour donner l’illusion que Paul devient progressivement plus petit. « Dans notre cas, il fallait reproduire chaque mouvement en tenant compte du changement d’échelle. L’assemblage de chaque plan devient un casse-tête », explique Jan Kounen. Pour la séquence où Paul affronte son chat devenu gigantesque, l’équipe a par exemple filmé l’animal dans son décor réel, avant d’incruster l’acteur à une autre échelle. « Grâce au motion control, nous filmions le chat dans son décor réel, puis nous reproduisions exactement les mêmes mouvements de caméra avec Jean Dujardin devant un fond bleu. Les deux éléments étaient ensuite combinés », explique Rodolphe Chabrier, superviseur des effets visuels.

Et on n'y voit, pour ainsi dire, que du feu !