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« Je suis meurtri et trahi »… La réponse de Raymond Domenech au documentaire sur Knysna

Au lendemain de la diffusion du documentaire Netflix sur Knysna, moment marquant dans l'histoire de l'équipe de France, Raymond Domenech a pris la parole sur X (ex-Twitter). Intervenant principal dans le film, l'ancien sélectionneur a vu son journal intime être dévoilé. Avec des messages désobligeants envers ses joueurs, ce dernier a créé une certaine polémique sur les réseaux. 

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C'est un documentaire évènement. 16 ans après le tristement célèbre épisode de Knysna – qui avait vu les joueurs de l'équipe de France faire fronde à son sélectionneur et à la FFF après l'exclusion de Nicolas Anelka – Netflix a produit et publié un film relatant l'évènement. Intervenants dans le reportage, Patrice Evra (capitaine de l'époque), Bakary Sagna, William Gallas et Raymond Domenech reviennent sur ce moment du Mondial 2010. Au cœur du documentaire, le journal intime de l'ancien sélectionneur des Bleus est dévoilé. Pris à partie de manière violente, les joueurs de l'époque sont dézingués par Domenech. Ce qui n'est pas passé inaperçu aux yeux du Lyonnais.

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« Un réquisitoire extraordinairement violent contre ma personne »

Dans le documentaire, on peut voir les messages désobligeants qu'écrivait Raymond Domenech au sujet de ses joueurs, lors de la Coupe du monde 2010. « Thierry Henry est né le 17 août. Lion banal : il se regarde le nombril », « Gourcuff, mais qu'il est con. Autiste léger d'abord et con ensuite », « Gallas fait toujours la gueule. Je ne supporterai pas longtemps », « Anelka qui est passé sans me regarder. Ce gros con ! »... Un florilège d'insultes qui font passer l'ancien sélectionneur pour le méchant de l'histoire dans le documentaire. Ce qui n'a pas manqué de lui déplaire.

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Ce jeudi matin, Raymond Domenech a pris la parole pour exprimer son désarroi vis-à-vis de la tournure du film Netflix. « 16 ans après, cela devait être le documentaire de l'explication, de la réflexion et de l'analyse posée. Ce fut un réquisitoire extraordinairement violent contre ma personne. Cela devait être un documentaire de bonne tenue où chaque version serait présentée équitablement. Ce fut un film totalement à charge et d'une partialité nauséabonde. Je n'ai pas accepté de participer à ce documentaire pour faire parler de moi, ni pour régler mes comptes. J'ai depuis longtemps abandonné l'aigreur et ce qui se voulait une thérapie est devenue une poubelle haineuse. »

Dans son communiqué, l'ancien sélectionneur des Bleus explique avoir été trahi par la réalisation du film. Domenech y explique que pour sa participation, il disposait d'un droit de regard. « Cela m'a été refusé in fine en toute impunité et avec la plus grande malhonnêteté, argumente-t-il. Je n'aurais jamais validé une telle version car elle ne reflète ni ce que j'ai dit (choisissez les extraits les plus croustillants, coupez, montez, arrangez et vous aurez un film sensationnaliste qui n'a d'autre vocation que celle de "remuer la merde" pour faire de l'audimat et de jeter le discrédit sur un homme), ni qui je suis », poursuit-il.

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« Je suis meurtri et trahi : cela raisonne comme un viol de mon âme. Un vol de mes émotions d'un moment. », enchaîne Raymond Domenech. Ce dernier revient ensuite sur les notes de son journal intime, dévoilées dans le documentaire. « J'ai ouvert ma vie intime, celle d'un sélectionneur qui vit avec un groupe de joueurs des moments pas toujours simples [...] Ces notes n'auraient jamais dû être publiées telles quelles. » Le tout avant de fustiger la production du film : « Les réalisateurs de ce documentaire ont préféré à l'investigation et à la rigueur, le souffre et la malhonnêteté [...] Je peux être frondeur parfois, provocateur, souvent, mais je ne suis ni irrespectueux, ni méchant, ni arrogant. Je tiens ici à me désolidariser de toutes mes forces de ce documentaire dont la vulgarité et le sensationnalisme n'ont d'égal que son absence de déontologie. Il n'honore ni le football, ni le journalisme. »

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