C'est quoi cette nouvelle série HBO Max avec Rachel Sennott ?
Icône de la génération Z aux Etats-Unis, l’actrice lance sa première série en tant que créatrice et productrice. Le pitch ? 5 copains essaient de prendre du bon temps à Los Angeles, une ville qui ne les a pas attendus.
Une anti-sitcom hyper réaliste
Trois filles, deux garçons, tous entre 20 et 30 ans, obnubilés par leur carrière et leur vie amoureuse. Avec un point commun, ils se connaissent par coeur et n’ont pas froid aux yeux. Voici à peu près l’équation sur laquelle repose I LOVE LA, la nouvelle pépite de HBO MAX. Avec un autre élément à prendre en compte, un facteur X de taille: l’héroïne principale Maia, n’est autre que l’actrice Rachel Sennott également créatrice et productrice exécutive de la série. Exactement comme Lena Dunham à ses débuts dans GIRLS.
Et si sur le papier la formule ressemble à la recette d’une sitcom, la comparaison s’arrête-là. Tout d’abord, la série se déroule à Los Angeles donc la plupart des scènes se tournent en extérieur dans les rues, dans les soirées hollywoodiennes, en voiture, sous le soleil et non enfermées sur un canapé comme dans les classiques du genre. Autre évolution majeure, là où l’équipe de FRIENDS et SEINFELD affrontait à l’âge adulte des problèmes d’adolescents, Maia, Charlie le copain gay (Jordan Firstman), Dylan le boyfirend (Josh Hutcherson), Alani la copine (True Whitaker) et l’infernale BFF Tallulah (Odessa A’zion) ont de véritables soucis d’adulte. Malgré tous ses efforts et les techniques de développement personnel auxquelles elle s’astreint, Maia n’arrive pas à progresser dans sa boîte. Pire, quand elle rentre à la maison, elle soupçonne que sa meilleure amie d’enfance devenue star des réseaux sociaux fricote avec son petit copain depuis qu’ils l’ont prise en colocation…

« It’s LA, bitch ! »
Parmi ses influences, Rachel Sennott qui se définit comme « sexy et unique » sur Instagram cite la série ENTOURAGE qui racontait au début des années 2000 les débuts cahotiques d’une bande de copains à Hollywood. Son angle d’attaque est également le réalisme – son couple ne vit pas dans un palace niché dans les collines d’Hollywood, elle roule en Toyota Prius.
Ainsi, chaque personnage est pétri de doutes, tiraillé entre ses désirs sexuels et sa situation réelle, chacun peut rencontrer au fil des épisodes des problèmes financiers et le seul personnage à qui tout semble réussir, l’influenceuse Tallulah (Odessa A’zion), a elle aussi besoin de ses anciens amis et en particulier de Maia. Le tout passé au mixeur de l’humour dévastateur de Rachel Sennott. Elle qui encore new-yorkaise en 2019 avait créé une vidéo devenue virale pour se moquer de tous les films tournés à Los Angeles : « C’est LA ! C’est LA ! On est tous camés et si tu n’as pas de trouble alimentaire, il t’en faut un, bitch ! ». Dans chaque scène, on retrouve ce cynisme et cette ironie qu’elle applique à la ville, aux habitudes de ses habitants et à sa génération Z. De quoi séduire les X et les Y aussi.
