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En allant voir ce film, préparez-vous à remonter le moral de Josh O'Connor

Présenté en compétition au 51e Festival de Deauville, le deuxième film de Max Walker-Silverman va vous redonner espoir en l'humanité, avec cette histoire de reconstruction après un drame où Josh O'Connor a tout perdu.

Le foyer, cet endroit unique où l'on se sent complet

Josh O'Connor incarne un cowboy qui voit sa vie s'effondrer suite un méga incendie dans le Colorado, qui a détruit son ranch familial. Repartant de zéro, il doit envisager de partir loin de chez lui pour travailler, pour gagner assez d'argent pour tout reconstruire. Mais ça impliquerait de s'éloigner de sa fille et de ses racines.

Pour cette histoire, le cinéaste s'est inspiré du drame de sa grand-mère qui avait tout perdu lors d'un incendie, sa maison, mais aussi tous ses souvenirs et les objets auxquels on tient dont on se souvient, mais aussi ceux dont on a oublié l'existence. Le réalisateur travaille où il vit, le Colorado, un état qu'il connait parfaitement, tant au niveau des paysages que du rythme des saisons, avec lequel il a une connexion unique, qui l'appelle et lui manque quand il s'en éloigne, comme un besoin d'équilibre.

Niveau casting, il a cherché un acteur qui ne devait se définir que par tout ce qu'il avait perdu, avec beaucoup d'empathie, et Josh O'Connor s'est imposé. Entouré de Meghann Fahy (DROP GAME), Amy Madigan (EVANOUIS) et la formidable jeune actrice Lily Latorre, il leur a associé toute une troupe d'amis qu'il caractérise comme des humains avec une réelle bonté, une vraie ouverture d'esprit, prêts à accepter des conditions de tournage difficiles.

Copyright photo : © Neilson Barnard / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Un drame qui fait ressortir le meilleur qui est en nous

Comme la nature qui se régénère après un incendie, la tragédie qui touche les héros du film leur offre une nouvelle expérience d'où émerge l'entraide, la bonté, une compassion pour le malheur des autres même si on n'a plus rien soi-même, pour révéler le meilleur de chacun.

Le cinéaste a voulu éviter les situations évidentes qui sont en général initiées par ce type de drame. Il ne voulait pas manipuler le public pour émouvoir à tout prix. C'est pourquoi il a choisi une narration épurée pour aller à l'essentiel, avec un rythme lent et silencieux (peu de musique) pour créer des émotions plus fortes arrivant à des moments inattendus.

Max Walter-Silverman voit un film comme un travail humaniste.
Et comme la communauté qui se crée dans le film dans un camp provisoire de roulottes accueillant les sinistrés de l'incendie, le réalisateur explique qu'avec ce tournage, il a aussi créé une communauté hétéroclite de techniciens et de talents qui n'auraient jamais travaillé ensemble, mais qui par l'éloignement de la production, ont dû partager leurs différences pour aller dans le même sens.

Moments de silence, et un peu de musique

Sa plus grande inspiration vient de la musique, particulièrement la folk et la country, qui représentent parfaitement son lieu de vie.
A travers la musique, il a aussi souhaité proposer une masculinité plus poétique, plus féminine, qui s'éloigne des clichés que l'on imagine avec ce genre musical, comme l'interprétation à la guitare lors de l'enterrement par l'ami de l'ex-épouse au physique de bucheron. Et si la musique est ponctuelle dans le film, c'est qu'elle a été composée après le tournage.

En regardant REBUILDING, vous ne pourrez pas vous empêcher de pleurer face à l'incroyable entraide qui va émerger de tous ces personnages abîmés par les épreuves de la vie.

REBUILDING sortira en salles le 17 décembre 2025