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Pour cette actrice, le terme de "monstre sacré" a été inventé !

Dans SARAH BERNHARDT LA DIVINE, Sandrine Kiberlain incarne l’icône française. Retour sur le parcours d’une femme exceptionnelle, à l’origine du terme de “monstre sacré”.

Une ascension fulgurante

Égérie du théâtre français et star internationale avant l’heure, Sarah Bernhardt fille d’une courtisane et d’un père inconnu n’était pas destinée à devenir l’une des premières célébrités mondiales. Mais à peine entrée au Conservatoire de Paris, elle a su imposer son style : voix grave et présence magnétique, son look androgyne et son regard perçant ont su bouleverser la scène française. Elle a su renverser les conventions au théâtre en refusant la déclamation académique, privilégiant l’émotion. Passée par la Comédie-Française puis le Théâtre de l’Odéon, elle a joué des rôles masculins comme Hamlet, avec une audace aussi fascinante que scandaleuse. Adulée à Paris, Londres, New York et Saint-Pétersbourg, elle incarne la star moderne et obtient rapidement son surnom, “la Divine”. 


 

Une femme libre et rebelle

Sa détermination farouche à vivre selon ses propres règles fascine autant que son talent. Elle refuse le mariage et élève seule son fils, dort dans un cercueil et dirige son propre théâtre, prend la parole dans la presse, fume… Artiste complète, elle sculpte, peint, écrit, photographie, ce qui mène à d’autre surnoms comme “la folle”, “l’égérie satanique” ou encore “l’extravagante”. Mais elle ne cède sur rien, même lorsque vers la fin de sa vie elle perd une jambe, et continue à jouer debout sur scène, refusant qu’on la prenne en pitié. Figure de résilience et d’affirmation, elle incarne les modèles féminins inspirants avant l’heure, loin des convenances bourgeoises. 


 

Une icône avant l’heure

Si elle semble aujourd’hui être une femme d’une modernité saisissante, elle a su défier les genres aussi bien dans ses rôles et son apparence que ses amours. Elle a également brisé les frontières culturelles, tournant à l’international et dialoguant avec Oscar Wilde, tout en réclamant pour les femmes le droit d’exister au-delà de leur corps ou de leur statut de mère. Plus qu’une archive théâtrale, elle est un symbole puissant pour toutes celles qui, encore aujourd’hui, refusent d’être enfermées dans une case. Audacieuse, indocile et excessive, elle représente une féminité insoumise et flamboyante qui suscite l’admiration plus d’un siècle plus tard. 

 

SARAH BERNHARDT LA DIVINE est disponible sur CANAL+.