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EN APARTÉ : DJ Snake se livre sur CANAL+, de grand timide à roi des platines

Invité de l’émission EN APARTÉ sur CANAL+, DJ SNAKE est revenu sur son parcours, des clubs de banlieue parisienne aux stades du monde entier.

Une timidité devenue moteur de création

“Sans mes lunettes, aujourd’hui, on ne me reconnaît pas”, s’amuse DJ SNAKE alias William Grigahcine dans l’émission EN APARTÉ. Celui qui est passé derrière les platines parce qu’il détestait danser, et a enfilé une paire de lunettes de soleil pour imposer une distance et éviter qu’on ne le regarde, ne pensait pas un jour être le roi du dancefloor mondial. “Quand on venait me chercher pour danser, je voulais mourir”, explique avec humour le franco-algérien. 

Né et élevé en banlieue parisienne, c’est pourtant cette gêne et son amour pour la musique qui le poussent à passer de l’autre côté. Entre influences hip-hop, raï et musiques électroniques, il se forge un style à part, nourri de sons urbains et de voyages, intérieurs ou non, en témoigne son dernier album “Nomad”. “Paris m’a tout appris”, résume-t-il, évoquant les clubs, les sons du métro, les soirées improvisées et l’énergie brute de la ville, transformés en identité musicale. Depuis, il est devenu l’un des ambassadeurs de la musique française à l’international, faisant danser le monde avec ses tubes comme Turn Down for What, Taki Taki ou Let Me Love You. “Je n’ai jamais voulu plaire à tout le monde. Je veux juste marquer l’histoire à ma façon”, continue-t-il.

 

De Phil Collins à Mylène Farmer, des inspirations variées

Dans EN APARTÉ, il évoque également les artistes qui ont marqué sa vie. Comme Phil Collins, qui l’a bercé depuis l’enfance, et qu’il a samplé dans son morceau Paradise. Et si l’artiste britannique est connu pour refuser toute reprise ou collaboration, il a accepté celle du français aux 15 ans de carrière et plus de 13 milliards d’écoutes. Comme une façon d’être “validé” par son idole d’enfance, qu’il souhaitait faire découvrir à son public. Mylène Farmer fait partie de ces autres idoles qu’il appelle désormais “amie”, celle qui pourtant l'intriguait et l’effrayait dans l’enfance, avec ses clips sombres et sa sensibilité singulière. 

Mais au-delà de ses collaborations, le DJ rêve désormais de transmission, à la fois avec label qu’il a créé, Première Classe, ainsi que les artistes qu’il reprend dans ses titres. Une volonté de rendre à un milieu qui lui a tout donné : une voix, une échappatoire, un public fidèle. Passionné, lucide, le DJ se révèle également profondément humain derrière ses lunettes noires, comme lorsqu’il reprend Amadou & Mariam pour donner une voix aux migrants. “La musique, c’est ma façon de parler quand je n’ai pas les mots”.