Aller au contenu principalAller à la recherche

Cannes 2025 : qui sont les premiers favoris pour la Palme d’Or?

Alors que le Festival de Cannes bat son plein, les premières projections laissent entrevoir quelques favoris pour la Palme d’Or. Mais avec une grande partie des films encore attendus, la compétition reste plus ouverte que jamais. Les regards se tournent désormais vers quelques œuvres et signatures qui ont déjà marqué les festivaliers.

Des œuvres qui font déjà trembler la Croisette

Parmi les films déjà projetés, trois titres se distinguent nettement. D’abord DOSSIER 137 de Dominik Moll, polar politique tendu sur une affaire de bavure policière, qui a secoué la salle par sa maîtrise dramatique et la performance puissante de Léa Drucker. Plus inattendu, SIRÂT d’Óliver Laxe a été qualifié de “premier choc du festival” par Les Inrocks. Mêlant esthétique de rave, récit de disparition et tension pré-apocalyptique, le film suit un père en quête de sa fille disparue au cœur d’un désert marocain habité par des teufeurs nomades. Enfin, Richard Linklater a surpris avec NOUVELLE VAGUE, une réflexion malicieuse et très cinéphile sur la mémoire du cinéma français, vue à travers le regard d’un réalisateur américain. Une œuvre méta et inventive, qui séduit autant qu’elle interroge. 

Figures féminines, récits identitaires

La compétition met également en lumière des regards féminins ou des personnages en quête d’émancipation. Dans LA PETITE DERNIÈRE, Hafsia Herzi adapte le roman de Fatima Daas en dressant le portrait d’une jeune femme musulmane aux prises avec ses désirs, sa foi et sa famille. Le film, personnel et direct, a ému par sa sincérité. Autre œuvre attendue, ROMERÍA de Carla Simón s’annonce comme une chronique familiale intime, dans la lignée de ÉTÉ 93. Les frères Dardenne, eux, reviennent avec JEUNES MÈRES, un drame social sur des femmes confrontées à la précarité et à la parentalité. Toujours fidèles à leur style naturaliste, les cinéastes belges pourraient une fois encore bouleverser le jury par la justesse de leur regard.

Un palmarès encore imprévisible

Malgré ces premiers coups d’éclat, la compétition reste loin d’être scellée. UN SIMPLE ACCIDENT de Jafar Panahi, très attendu, n’a pas encore été présenté : son retour à Cannes suscite beaucoup d’espoirs. L'AGENT SECRET de Kleber Mendonça Filho, thriller brésilien inspiré de Joseph Conrad, intrigue par sa dimension politique. VALEUR SENTIMENTALE de Joachim Trier promet, quant à lui, une nouvelle plongée sensible dans les relations familiales, avec le style épuré qui fait la marque du Norvégien. Enfin, THE PHOENICIAN SCHEME  de Wes Anderson, comédie d’espionnage loufoque à l’esthétique soignée, pourrait bien changer la donne. Tout reste à jouer dans une sélection à la fois audacieuse, variée, et résolument imprévisible.