MAYDAY : Ryan Reynolds en "demoiselle en détresse" dans cette comédie d’action inspirée par TOP GUN
Initialement prévu pour une sortie au cinéma, MAYDAY débarque finalement sur Apple TV+ (avec CANAL+). Une comédie d’action décalée sur fond de guerre froide, portée par l'étonnant duo Ryan Reynolds et Kenneth Branagh.
La guerre froide comme décor de la comédie d’action MAYDAY
Réalisé par Jonathan Goldstein et John Francis Daley, le duo à l'origine de GAME NIGHT (2018) et DONJONS & DRAGONS : L'HONNEUR DES VOLEURS (2023), MAYDAY embarque le spectateur en pleine guerre froide, au cœur des années 1980.
Le film TOP GUN (1986) vient de sortir au cinéma et compte parmi ses plus grands fans les pilotes de l’US Navy. C'est le cas de Troy Kelly (Ryan Reynolds) qui, s'il brille dès qu’il se trouve dans un cockpit, a plus de mal lorsqu’il est au sol… Repéré par ses supérieurs pour mener une mission secrète en URSS, Troy voit son appareil s'écraser en territoire ennemi.
Il est alors recueilli par Nikolai Ustinov (Kenneth Branagh), un ancien agent du KGB excentrique, passionné par la culture américaine (et grand admirateur de TOP GUN !). Cet allié inattendu va devenir son unique chance de traverser les lignes ennemies sain et sauf.

Un buddy movie à l’ancienne
Véritable hommage aux buddy movies des années 1980, MAYDAY rappelle, par son association d’un Américain et d’un Soviétique, le film DOUBLE DÉTENTE (1988) avec Arnold Schwarzenegger et James Belushi. La production Apple s'amuse évidemment des clichés et des a priori de ces deux personnages aux cultures diamétralement opposés.
L’Amérique y est dépeinte comme une terre de liberté rêvée, Nikolai ne cachant pas son désir d'émigrer au pays de Tom Cruise et des fast-food. Mais le long-métrage met également en avant certaines valeurs soviétiques, notamment l’hospitalité et la solidarité.
Pour autant, comme l’ont expliqué les réalisateurs au micro de ScreenRant, le film se garde bien de faire de la politique et ils ne souhaitent en aucun cas « imposer une idéologie » :
Nous souhaitions vraiment que ce film s'adresse à tous, qu'il se concentre sur les individus plutôt que sur leurs origines. C'est ce que nos deux personnages finissent par comprendre au fil du film. Et nous espérons que le public ressentira lui aussi cette forme de solidarité.

Ryan Reynolds et Kenneth Branagh forment un duo étonnant
MAYDAY reste avant tout un divertissement décalé. Fidèle à lui-même, Ryan Reynolds joue d’ironie et de sarcasme - classique pour l’interprète de Deadpool. Mais le film surprend en inversant les rôles auxquels on pouvait s'attendre.
Troy n’a rien d’un (super)héros et s’apparente plutôt à la « demoiselle en détresse » du récit, comme le résume Reynolds lui-même. Une manière pour le film de « déconstruire la vision nationaliste de l'Amérique des années 80 », explique le comédien.
Face à lui, Kenneth Branagh hérite des scènes d'action et des moments de bravoure pour sortir le binôme des pires situations, tout en assurant une grande partie de la drôlerie du long-métrage. La rencontre de ces deux univers fonctionne à merveille. Au point d'envisager une suite ?
Pour les réalisateurs, il est encore trop tôt pour y songer, même si le duo est conscient du potentiel d’un second opus inversant le choc culturel, avec Nikolai découvrant à son tour les États-Unis. La fin de MAYDAY ouvre au moins la porte à cette possibilité…
