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Formule 1 : L’aileron « Macarena » de Ferrari a fait sa première apparition de la saison à Shanghai !

Après l’avoir testée à Bahreïn lors des essais hivernaux, Ferrari a introduit, pour la première fois sur un week-end de course (du moins sur une partie du week-end), une innovation technique qui n’en finit plus de faire parler : l’aileron dit « Macarena ».

Formule 1

En février dernier, alors que toutes les écuries débarquaient dans l’inconnu aux essais hivernaux à Bahreïn, Ferrari créait la surprise en dévoilant une innovation pour le moins surprenante. Les monoplaces rouges ont testé un aileron arrière bien particulier qui, au lieu de s’ouvrir comme un DRS ou de s’abaisser, pivote sur lui-même. Une cinématique de déclenchement qui lui a rapidement valu le surnom d’aileron « Macarena ». Si Ferrari ne l’avait pas apporté à Melbourne pour le premier Grand Prix, il a fait sa première apparition en conditions réelles à Shanghai !

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Des approches différentes concernant l’aérodynamique active

L’une des principales nouveautés liées à la règlementation technique 2026 concerne l’aérodynamique active. Exit le DRS, désormais, les monoplaces sont équipées d’ailerons mobiles à l’avant et à l’arrière. En position normale, ils génèrent le maximum d’appui possible, tandis qu’une fois activés, ils réduisent la traînée et permettent d’aller plus vite en ligne droite. Ces ailerons sont activables dans plusieurs zones sur chaque circuit.

Toutes les écuries, y compris Ferrari ont adopté la même approche pour l’aileron arrière, à quelques détails près. Certaines ont répliqué le système du DRS, avec un volet supérieur qui s’ouvre vers le haut, créant une ouverture entre les deux plans. D’autres, notamment Alpine, ont opté pour un système qui abaisse l’aileron lors de l’activation.

Qu’est-ce que l’aileron « Macarena » ?

Mais, en plus de son système traditionnel, la Scuderia a mis au point une solution bis. Ce deuxième aileron fonctionne de manière totalement différente. Ici, le plan supérieur de l’aileron ne s’ouvre pas en se relevant, mais en faisant un tour sur lui-même. Un dispositif qui a fait beaucoup parler dans le paddock, et qui a depuis été baptisé aileron « Macarena ». Une appellation non-officielle, Lewis Hamilton préférant parler d’aileron « flip-flap », tandis que d’autres le qualifient d’aileron « rôtissoire ».

Mais peu importe le nom, l’important est ailleurs. Ce système offre-t-il un avantage par rapport aux autres types d’ailerons ? Sur le papier, oui. La conception même du « Macarena » permet à Ferrari de se débarrasser du pilier central de l’aileron, tout le système hydraulique étant intégré dans les pans verticaux. Un léger gain de poids, donc, mais aussi d’espace. Ce qui permet un meilleur écoulement des flux d’air. Par ailleurs, ce système offre également une ouverture plus large, réduisant donc un peu plus la traînée. In fine, Ferrari évoque un gain d’environ 5 km/h en ligne droite.

L’apparition furtive de l’aileron « Macarena » en Chine

Après avoir fait sensation à Bahreïn, cette solution technique n’avait pas été retenue à Melbourne, pour le Grand Prix d’ouverture de la saison. Ferrari est en revanche arrivée à Shanghai avec son aileron « Macarena »... et l’a utilisé uniquement lors de la seule et unique séance d’essais libres.

Mais pourquoi ce retour à l’aileron traditionnel pour les qualifications, la course Sprint et le Grand Prix ? L’écurie semble vouloir fiabiliser le système en collectant des données, dans un premier temps en essais libres. Ce qui permettra d’évaluer le gain de performance réel, mais aussi de déceler d’éventuels problèmes, avant de l’utiliser pour la première fois en course.

Crédit photo : IconSport

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