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Formule 1 : Gagner le premier Grand Prix promet-il le titre final ?

Le Grand Prix d’Australie 2025 a vu Lando Norris s’imposer. Mais lors des précédentes saisons, les vainqueurs des premiers GP ont-ils été sacrés ?

La saison de Formule 1 2026 commence tout juste et, telle une tradition, les conclusions hâtives font bon train. Mais alors, que-delà de ces paris de la culture de l’instant, quelles sont les probabilités que George Russell, vainqueur du premier Grand Prix de l’année, termine champion ?

Une chance sur deux de remporter le titre ?

Avant même de s’attarder sur les chiffres, il est aisé d’imaginer que bien démarrer la saison est un plus pour aller décrocher le titre. Et forcément, l’histoire le prouve. Car dans les faits, 37 champions ont entamé leur exercice en s’imposant sur la première course. Sur les 75 saisons du championnat du monde de Formule 1, cela donne une part de 49 % de réussite. En grossissant le trait, on peut donc imaginer que George Russell possède désormais une chance sur deux d’être sacré d’ici fin 2026.

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Évidemment, la longévité des saisons offre aux pilotes la possibilité de rehausser le niveau en profitant bien souvent d’évolutions techniques. C’est par exemple le cas de Lewis Hamilton, qui, sur la totalité de ses six titres chez Mercedes, n’aura brillé que sur un premier rendez-vous : le GP d’Australie 2015. La saison précédente, il avait dû abandonner et laisser la victoire à son coéquipier Nico Rosberg. Par la suite, il a dû se contenter de deuxièmes places derrière Sebastian Vettel (2017 et 2018) et Valtteri Bottas (2019 et 2020). En revanche, Juan Manuel Fangio (5 sur 5) et Michael Schumacher (6 sur 7) avaient l’habitude de démarrer par une victoire.

L’abandon, pas un drame pour la suite

Commencer en beauté est de bon augure, mais à l’inverse, débuter sa saison de la pire des manières n’est pas rédhibitoire pour le titre. Et pour cause, depuis 1950, le nombre de pilotes sacrés tout en ne terminant pas le premier Grand Prix s’élève à 15, soit 20 % des champions de Formule 1. Niki Lauda est coutumier du fait puisque lors de ses trois saisons couronnées, il en a commencé deux par un abandon (1977 et 1984). La troisième a débuté, elle, par une sixième place (1975).

Le pire début pour un champion est probablement à attribuer à Ayrton Senna. En 1988, chez lui au Brésil, le pilote McLaren se présentait en tant que poleman. Mais au moment du départ, après un problème technique, il a interrompu la procédure pour sauter dans un mulet de son écurie. Résultat : un départ des stands suivi d’une disqualification… Ce qui ne l’empêchera pas de remporter son premier titre à l’issue de la saison.

Du côté des anomalies, il y a également l’année 1952. Le pilote Ferrari Alberto Ascari, titré à l’issue de la saison, a tout simplement fait l’impasse sur le Grand Prix d’ouverture, en Suisse. La faute aux 500 miles d’Indianapolis, comptant pour le championnat de F1, organisés une dizaine de jours plus tard. Une époque bien lointaine pour la discipline, où il était nécessaire de choisir ses courses.

Et côté constructeur ?

Si l’on transfère ces données au championnat constructeur, le résultat est forcément plus appuyé. Car depuis 1958 et la prise en compte de ce classement, 42 des 68 formations championnes ont remporté la première épreuve, soit un total de 61 %.

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Une victoire précoce donne des informations sur une monoplace rapidement compétitive, certes, mais gagner tôt n’est pas synonyme d’une bonne saison assurée. Durant l’exercice 1979, Ligier et Jacques Laffite remportaient la première épreuve (et même la deuxième). Finalement, les performances se sont écroulées par la suite, cumulant les abandons et terminant à la 3e place du classement constructeur.

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