LES SENTINELLES : quand le steampunk rencontre la Grande Guerre
Super-soldats, machines de guerre et cabarets occultes… La nouvelle création originale de CANAL+ transforme 1915 en terrain de jeu fantastique.
Une guerre réinventée
Avril 1915. Tandis que les tranchées s’enlisent et que les combats ravagent le nord de la France, un autre front s’active dans l’ombre. Dans un laboratoire militaire secret, un programme expérimental transforme les soldats blessés en guerriers d’élite. Injecté d’un mystérieux sérum, Gabriel Ferraud (Louis Peres) revient à la vie avec des capacités physiques hors norme. Il devient l’un des membres d’une unité clandestine : les Sentinelles.
À mi-chemin entre récit de guerre, série d’espionnage et mythe de super-héros, LES SENTINELLES réinvente le genre. Cette guerre-là ne se joue pas seulement à coups de baïonnettes : elle se gagne avec des corps augmentés, des prothèses mécaniques, des opérations secrètes… et des ennemis capables d’invoquer les ténèbres. Un front “caché” se dessine, où se croisent trahisons, expérimentations interdites et enjeux qui dépassent l’Histoire. Une relecture spectaculaire et déroutante de la Première Guerre mondiale, où le réel flirte avec le fantastique.

Paris version gothique et rétrofuturiste
Loin des tranchées, un Paris souterrain et corrompu devient le théâtre d’une autre guerre. Dans les bas-fonds de la capitale, un cabaret nommé Les Damnés accueille des espions allemands, des freaks augmentés et des figures baroques sorties d’un roman de Jules Verne sous acide. À leur tête, le Baron (Ouassini Embarek), criminel aussi raffiné que dangereux, incarne l’un des antagonistes les plus fascinants de la série.
C’est là que l’esthétique steampunk explose à l’écran : costumes inspirés du XIXe siècle, machineries étranges, ambiance enfumée, lumière rasante et accessoires anachroniques. La direction artistique, signée Thierry Poiraud, assume une vision radicale : un mélange entre gothique industriel, espionnage pop et pulp français, du jamais vu à la télévision hexagonale. Entre science dévoyée, magie noire et affrontements chorégraphiés dans les rues de Paris, LES SENTINELLES s’impose comme une fresque rétrofuturiste audacieuse, où chaque décor est une pièce de théâtre et chaque personnage une énigme.
