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Rory McIlroy rentre dans l’histoire au Tournoi des Maîtres

 Rory McIlroy a exécuté le coup le plus important et certainement le plus spectaculaire de sa carrière sur l’incroyable scène du 15e drapeau de l’Augusta National.

Celui qui allait lui permettre une heure plus tard de pousser ce soupir de soulagement qu’il retenait depuis 11 ans. Faisant durer le suspense jusqu’au playoff, l’Irlandais du Nord a enfin pu revêtir la veste verte du Tournoi des Maîtres et complété son Grand Chelem une heure plus tard.

En orchestrant à la perfection un birdie au 15e et en défaisant ensuite Justin Rose dès le premier trou du playoff, McIlroy a chassé la malédiction qui le rongeait et l’empêchait d’entrer dans le cercle des plus grands golfeurs de l’histoire.

Au prestigieux Augusta National, il est entré dans l’histoire de son sport. McIlroy est devenu seulement le sixième golfeur de l’ère moderne à remporter les quatre titres majeurs dans sa carrière.

À 35 ans et à sa 17e présence à Augusta, «Rory» rejoint les Jack Nicklaus, Tiger Woods, Gary Player, Ben Hogan et Gene Sarazen à avoir réalisé cet extraordinaire fait d’armes.

Coup du siècle

Armé d'un fer 7, ce second coup de 209 yards de McIlroy sur le par 5 du 15e où le green est protégé par une étendue d’eau dangereuse sera ajouté aux faits saillants de l’histoire. Il y avait exactement 90 ans que Sarazen avait inscrit un albatros à cet exact endroit dans ce qui est décrit depuis 1935 comme «the shot heard around the world». Sarazen avait ensuite remporté le titre.

Dans un moment crucial, McIlroy a placé sa balle tout près du drapeau. Un mauvais putt l’a toutefois empêché d’enregistrer l’eagle, mais lui a insufflé la force pour ne pas baisser les bras.

Forte compétition

McIlroy ne l’a pas eu facile dans ce tour final mémorable et excitant qu’on n’est pas près d’oublier. Si tous les yeux étaient tournés vers cette lutte sans trêve entre McIlroy et DeChambeau, plusieurs rivaux ont refusé de s’avouer vaincus sur le neuf de retour.

Le dicton selon lequel «le Masters ne fait que commencer sur le retour du dimanche» ne pouvait pas prendre davantage tout son sens.

Justin Rose, leader à l’issue de 36 trous, a orchestré sa remontée en plein cœur du fameux Amen Corner, où l’histoire s’est si souvent jouée depuis 1934. Avec des birdies, au 11e et 13e, et trois autres à ses quatre derniers trous, il a gardé en haleine et excité les dizaines de milliers de spectateurs et des millions de téléspectateurs à la télévision.

un final d'anthologie

Le Britannique de 44 ans a signé rien de moins que sa meilleure carte finale en carrière à Augusta. Un 66 (-6). Son birdie de 7 mètres au 72e et dernier trou a obligé Rory à continuer à peser sur l’accélérateur alors que les deux golfeurs se trouvaient sur un pied d’égalité à -11.

Avec un birdie au 17e, McIlroy s’est donné une excellente option sur la victoire. Mais, en raison d’un mauvais bogey au 72e trou en plaçant sa balle dans le bunker près du green, il a fait durer le suspense insoutenable. Son tour final de 73 (+1) a exigé un playoff face à Rose.

McIlroy n’a pas traîné en se défaisant de son rival dès le premier trou, grâce à un autre coup d’approche au mat. 

Une fois sa balle au fond du trou pour le birdie, il s’est écroulé au sol. Sa soupape a lâché. Il a complété son Grand Chelem et s’est remis à respirer avant de serrer «Rosey», sa femme, Erica, et sa fille, Poppy.