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Fans de serial killers et de requins ? Ce film d’horreur vu à Cannes 2025 va vous terrifier

Présenté à la Quinzaine des Cinéastes au 78e Festival de Cannes, DANGEROUS ANIMALS réussit l’exploit de mixer requins affamés et tueur sadique dans un huis clos aquatique aussi sanglant qu’efficace. Et c’est une vraie réussite !

DANGEROUS ANIMALS : quand PSYCHO rencontre LES DENTS DE LA MER

C’est l’une des bonnes surprises de cette Quinzaine des Cinéastes 2025 : DANGEROUS ANIMALS de Sean Byrne mêle habilement deux genres ultra-codifiés - le film de requins et le thriller de serial killer - pour créer un petit cauchemar tendu, claustrophobe et étonnamment original. Ainsi, pas de méchant requin autonome ici  : la menace animale est orchestrée par un bourreau humain, Tucker, tueur sadique et obsédé par les squales, qui piège ses victimes à bord d’un bateau au large de la Gold Coast en Australie.

Le film repose sur une idée simple et redoutablement bien exploitée : un tueur en série qui utilise des requins pour éliminer ses victimes. Plutôt que de faire du prédateur marin le cœur du récit, Sean Byrne choisit de concentrer la peur sur l’homme, et sur son dispositif macabre. Jai Courtney incarne un psychopathe glaçant, méthodique, dont la perversité se manifeste dans le contrôle total qu’il exerce à bord de son bateau.

La tension se construit dans cet espace clos, où Zephyr se retrouve piégée et prend la mesure du sadisme de son bourreau. Le film évite les détours et fait monter la pression à travers une succession de scènes brutales, parfois franchement gores, sans jamais tomber dans l’outrance gratuite.

À découvrir au cinéma en juillet prochain

Révélé avec THE LOVED ONES, puis confirmé avec THE DEVIL’S CANDY, Sean Byrne signe ici un retour solide au cinéma de genre. Avec DANGEROUS ANIMALS, il mélange les codes du thriller de séquestration et du film de requins avec une vraie efficacité, mais aussi un sens du fun assumé. Des applaudissements nourris ont en effet été entendus dans la salle de projection lors de séquences clé.

Le film assume ses excès. Il reprend des figures classiques du genre - le tueur obsessionnel, la victime résistante, l’élément naturel incontrôlable - et les assemble dans un cadre resserré, presque théâtral, qui sert parfaitement sa mécanique de tension.

DANGEROUS ANIMALS ne révolutionne rien, mais il remet au goût du jour une forme de série B ambitieuse, intense, et parfaitement exécutée. Les amateurs de requins comme de tueurs en série y trouveront largement leur compte. Et bonne nouvelle : le film sortira en salles en France le 23 juillet prochain.