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« Défendre les gens me donne l'énergie de monter sur scène » Jérémy Ferrari revient sur la création de son nouveau spectacle Anesthésie générale

De son écriture au scalpel, le ponte de l’humour noir dissèque la sphère médicale. Près de trois heures d’un spectacle incisif.

Pourquoi créer un spectacle autour de la santé et du monde médical ?

Sur les réseaux sociaux, j’ai constaté que les comportements ont évolué, que les gens s’intéressent à leur alimentation, à leur santé. Et il se trouve que j’ai fait une cure de désintoxication pour arrêter l’alcool. Cela m’a permis de faire le bilan de la psychiatrie et de la médecine en étant directement concerné.

 

Quelles ont été vos méthodes de travail ?

J’ai contacté plein de gens, des proches du gouvernement, des psychiatres, des journalistes scientifiques… De ces rendez-vous, ont découlé des lectures. Je suis aussi allé en immersion aux urgences. J’ai parlé avec des infirmières, des médecins et des chefs de service. J’essaie de retranscrire leur colère. Défendre les gens me donne l’énergie de monter sur scène tous les soirs.

Vous êtes l’un des humoristes préférés des Français…

Je n’aurais jamais pensé devenir aussi populaire. Je suis toujours dans le même état qu'à mes débuts. Dans ma tête, les succès ne se cumulent pas. Quand je finis Bercy, le lendemain, je me dis déjà qu’il ne faut pas que je déçoive les gens avec mon prochain show.

 

Sur quel thème portera-t-il ?

Je pense que ce sera l’écologie. J’ai déjà contacté Hugo Clément pour m’aider à faire un peu le tri dans ce qu’il faut traiter en priorité. Mais pour l’instant, je me consacre à La Tournée du trio [son spectacle avec Arnaud Tsamère et Baptiste Lecaplain, NDLR].

 

Article extrait du magazine des abonnés de mars à lire ici

 

 

 

 

 

©Laure Gilli / Dark Smile Productions
©Pierre Planchenault / Dark Smile Productions