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La série FURIA s'inspire-t-elle de faits réels ?

Véritable pépite qui nous vient tout droit de Norvège, la série FURIA s’intéresse à un fléau moderne bien particulier : le terrorisme d’extrême droite. Pour l’imaginer, les scénaristes ont puisé dans l’actualité.

FURIA, le phénomène norvégien

La série FURIA s’est fait discrète depuis sa sortie en 2021, mais quatre ans plus tard, elle fait encore parler d’elle. Pour cause : sa réputation de qualité la précède dans tous les pays où elle a été diffusée, après une projection en avant-première très remarquée au festival français Séries Mania. 

Le pitch ? Ragna, une policière norvégienne, infiltre la communauté terroriste d’extrême droite de son pays, grâce à un alter-ego en ligne répondant au nom de Furia. Aidée de l’ex agent des forces spéciales Asgeir, elle tente de déjouer les projets de ce groupuscule dangereux, de la Norvège à l’Allemagne.

Le véritable fait divers derrière la série

Si FURIA ne reproduit pas les faits à la lettre, elle s’inspire bel et bien d’un véritable événement : les attentats d’Oslo et d’Utoya en 2011, perpétrés par Anders Behring Breivik. Le 22 juillet de cette année là, ce militant d’extrême droite tue 77 personnes et fait plus de 300 blessés lors d’un attentat à la bombe, puis d’une tuerie de masse dans un camp pour jeunes travailleurs socialistes. Il diffuse aussi un fichier texte dans lequel il revendique son appartenance à l’ultranationalisme, à l’antiféminisme et à l’islamophobie.

Ce traumatisme national est évidemment au cœur de l’inconscient de FURIA, et nourrit le scénario. Néanmoins, plutôt que de retracer les événements de 2011, les créateurs de la série ont choisi d’ancrer son intrigue dans le présent, à une époque où le terrorisme d’extrême droite continue de faire des ravages.

Une histoire plus actuelle que jamais

Bien que les attentats d’Oslo aient désormais plus de dix ans, l’extrême droite masculine, elle, continue de progresser… et de trouver écho dans des œuvres cinématographiques ou sérielles. Cette année déjà, la série ADOLESCENCE s’employait à documenter les mécanismes via lesquels de jeunes garçons pouvaient se retrouver la cible du masculinisme et commettre l’impardonnable. FURIA, pour sa part, embrasse l’échelle plus large de l’actualité politique européenne.

“C’était l’un des aspects qui m’a donné envie de faire le projet” confie Ine Marie Wilmann, l’interprète de Ragna. “En tant qu’actrice, j’avais la possibilité de jouer ce personnage vraiment complexe et intéressant, et c’est un thriller palpitant, mais le but était aussi de raconter quelque chose sur la société d’aujourd’hui”.

FURIA, une série HBO Max disponible avec CANAL+.