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26 ans après, il est toujours impossible de regarder ce film sans pleurer

Adaptation magistrale du roman de Stephen King, LA LIGNE VERTE s'est imposé comme l'un des films les plus marquants de la fin des années 1990. Porté par Tom Hanks et l'immense Michael Clarke Duncan, le long-métrage de Frank Darabont continue, un quart de siècle plus tard, d'émouvoir les spectateurs grâce à sa réflexion percutante sur le principe de justice et son inoubliable duo d’acteurs.

Une histoire intemporelle portée par un casting d'exception

Sorti en France en mars 2000, LA LIGNE VERTE nous plonge dans le couloir de la mort de la prison de Cold Mountain, en Louisiane, au cœur des années 1930. Paul Edgecomb (Tom Hanks), chef des gardiens, voit son quotidien bouleversé par l'arrivée de John Coffey (Michael Clarke Duncan), un colosse condamné pour le meurtre de deux fillettes. Derrière son impressionnante carrure se cache pourtant un homme d'une douceur désarmante, doté d'un mystérieux pouvoir de guérison. Au fil des jours, Paul commence à douter de la culpabilité de son prisonnier, dans une histoire où la compassion se heurte à l'injustice et où le fantastique sublime une profonde réflexion sur la peine de mort. Adapté du roman éponyme de Stephen King, le film est réalisé et scénarisé par Frank Darabont, déjà auteur d'une autre adaptation culte de l'écrivain, LES ÉVADÉS.

Autour de Tom Hanks et de Michael Clarke Duncan, le casting réunit également David Morse, Bonnie Hunt, James Cromwell, Sam Rockwell, ou encore Doug Hutchison, glaçant dans le rôle du sadique Percy Wetmore. À sa sortie, le film est un immense succès critique et public. Il décroche notamment quatre nominations aux Oscars (meilleur film, meilleur acteur dans un second rôle pour Michael Clarke Duncan, meilleur scénario adapté et meilleur son), tandis que Duncan reçoit aussi une nomination aux Golden Globes. S’il n’est pas victorieux, il repart néanmoins avec plusieurs récompenses prestigieuses, dont des Saturn Awards pour le meilleur film et le meilleur second rôle masculin, ainsi que des Critics Choice Awards.

Des coulisses mémorables

Saviez-vous que le rôle de John Coffey aurait pu ne jamais revenir à Michael Clarke Duncan ? Il faut savoir qu’à l'époque, c'est Bruce Willis, qui venait de tourner ARMAGGEDON avec l'acteur, qui recommande personnellement son nom à Frank Darabont. Un choix décisif. Pour préparer son personnage, Duncan suit un coaching spécifique afin d'adopter « l'âme d'un enfant de cinq ans », comme le souhaitait le réalisateur. Tom Hanks, lui, est le premier choix de Darabont dès l'écriture du scénario, le cinéaste étant convaincu qu’il s’agit là de l'acteur idéal pour incarner Paul Edgecomb.

L'alchimie entre les deux comédiens contribue largement à la puissance émotionnelle du film. Tom Hanks confiera d'ailleurs avoir été immédiatement séduit par le scénario : « Le scénario se lisait presque comme un roman graphique. On voyait chaque plan, chaque visage, chaque instant… À l’époque, c'était probablement le meilleur scénario que j'aie jamais lu. » Si la question ne lui a (à notre connaissance) pas été posée depuis, on peut imaginer qu’il aurait un avis assez similaire vingt-cinq ans après tant LA LIGNE VERTE est un bijou d’humanité.