Depuis 34 ans, ce film sulfureux fait encore parler de lui pour une seule scène
Sulfureux long métrage devenu culte, BASIC INSTINCT a marqué l’histoire du cinéma dès sa sortie en 1992. Réalisé par Paul Verhoeven, le film est porté par l’inoubliable duo Sharon Stone et Michael Douglas, et sa scène d’interrogatoire devenue mythique continue d’alimenter les débats plus de trente ans après. Retour sur une œuvre qui aura décidément fait couler beaucoup d’encre.
Un thriller érotique devenu un phénomène mondial
Héros de BASIC INSTINCT, Nick Curran (Michael Douglas) travaille comme inspecteur pour la police de San Francisco et enquête sur le meurtre brutal d’une ancienne rock star. Très vite, tous les soupçons se portent sur Catherine Tramell (Sharon Stone), une romancière aussi brillante que mystérieuse, dont les livres semblent annoncer les crimes qui l’entourent. Entre attraction, manipulation et jeu du chat et de la souris, le détective se laisse peu à peu entraîner dans une relation aussi dangereuse qu’obsessionnelle.
Réalisé par Paul Verhoeven, BASIC INSTINCT réunit Michael Douglas, alors au sommet de sa carrière après WALL STREET et LIAISON FATALE, Sharon Stone, Jeanne Tripplehorn, George Dzundza et Wayne Knight. Véritable triomphe au box-office avec plus de 350 millions de dollars de recettes dans le monde, le film reçoit deux nominations aux Oscars et propulse définitivement Sharon Stone au rang de star internationale. Catherine Tramell, qu’elle interprète, demeure encore aujourd’hui l’un des personnages féminins les plus iconiques du cinéma des années 1990.

La scène qui a fait entrer Sharon Stone dans la légende
Impossible d’évoquer BASIC INSTINCT sans penser à la célèbre scène de l’interrogatoire. Face à une salle remplie de policiers, Catherine Tramell croise puis décroise les jambes, dévoilant furtivement son intimité. Quelques secondes à peine qui suffisent à faire entrer le film dans la légende. Si cette séquence est devenue culte, elle a aussi suscité de nombreuses polémiques. Dans ses mémoires, « The Beauty of Living Twice », Sharon Stone affirme avoir découvert l’ampleur de ce qui avait été filmé lors de la projection du long métrage. « Ce n'est qu'à ce moment-là que j'ai vu mon vagin apparaître à l'écran », écrit-elle, expliquant avoir eu le sentiment que son consentement n'avait pas été pleinement respecté.
Malgré la controverse, cette scène est rapidement devenue l'une des plus célèbres de l'histoire du septième art. Paul Verhoeven a toujours défendu sa mise en scène, estimant qu'elle participait pleinement au pouvoir de manipulation exercé par Catherine Tramell sur les enquêteurs comme sur les spectateurs. Plus de trente ans après, BASIC INSTINCT continue d'être étudié, commenté et réinterprété à l'aune des débats contemporains sur la représentation des femmes et le consentement à Hollywood.
