« C’est énorme » : Franck Dubosc remporte le premier César de sa carrière
On se rappelle de son sketch culte en 2025, lorsqu’il était monté sur la scène de l’Olympia avec son Césario pour n’avoir jamais remporté aucun César. La malédiction est désormais brisée, puisque Franck Dubosc vient de remporter son tout premier César (un vrai !) pour le scénario de UN OURS DANS LE JURA, co-écrit avec Sarah Kaminsky. Les César 2026 sont à retrouver en direct et en clair sur CANAL+
César 2026 : Franck Dubosc remporte la première statuette de sa carrière
Est-ce vraiment une surprise ? Ou bien est-ce simplement le destin qui frappe à la porte de Franck Dubosc après son sketch culte du « Césario » en 2025 ? On pencherait plus pour la deuxième option. Quoiqu’il en soit, Franck Dubosc vient de remporter le tout premier César de sa carrière pour le scénario d’UN OURS DANS LE JURA, co-écrit avec Sarah Kaminsky. Une récompense qui vient saluer une évolution notable dans la carrière de l’acteur et réalisateur, longtemps identifié à la comédie populaire et qui s’impose désormais aussi comme auteur.
Révélé au grand public dans les années 2000 avec ses spectacles et la saga CAMPING, Franck Dubosc a construit une trajectoire singulière entre humour grand public et comédie sentimentale. À partir de la fin des années 2010, il passe derrière la caméra avec TOUT LE MONDE DEBOUT (2018), succès critique et public, suivi de RUMBA LA VIE (2022), confirmant son intérêt pour des récits mêlant comédie et émotion.
Dans UN OURS DANS LE JURA, sorti en 2025, il lorgne clairement du côté des frères Coen, en construisant un récit à la FARGO : un couple de sapiniéristes endettés (incarnés par Laure Calamy et Franck Dubosc) provoque un accident en évitant un ours, découvre deux millions d’euros dans la voiture des victimes et décide de maquiller le double homicide, déclenchant une mécanique d’engrenage moral où chaque mensonge entraîne une nouvelle faute, au cœur d’un décor rural enneigé peuplé de personnages secondaires à la fois ordinaires et décalés.
"C'est énorme"
Dans son discours, le truculent Franck Dubosc a tenu à remercier l'équipe de son film, mais également à user de son humour en ayant "une pensée pour Abel Gance, pour Julien Duvivier et pour Philippe Lacheau" devant les rires de l'assemblée des CÉSAR 2026.
Mais derrière cette phrase, se cache aussi une réalité, à laquelle Franck Dubosc s'intègre parfaitement : la pluralité de notre beau cinéma français, comme il a tenu à le rappeler, avant de conclure sur une phrase très Duboscienne :
"Ne me retenez pas, je reviendrai."
Crédits photos CANAL+ : © Caroline Dubois / Mat Ninat / CANAL+
