Camille Cottin et Juliette Armanet au cœur du film le plus émouvant de cette fin d’année
Pour clôturer 2025 en beauté au cinéma, LES ENFANTS VONT BIEN s’impose comme le film à ne pas manquer. Réalisé par Nathan Ambrosioni (TONI, EN FAMILLE), ce drame touchant réunit Camille Cottin et Juliette Armanet dans une histoire pleine d’émotions sur la famille, les imprévus et la force des liens du cœur.
LES ENFANTS VONT BIEN : une histoire de famille
Nathan Ambrosioni n’en est pas à son premier essai. Dès son premier film, LES DRAPEAUX DE PAPIER (2019), il montrait déjà son talent pour raconter la famille avec ses joies, ses peines et ses secrets. Son précédent film, le très réussi TONI, EN FAMILLE (2023), abordait aussi le quotidien chamboulé d’une maman – un rôle interprété par Camille Cottin, qu’il retrouve ici dans LES ENFANTS VONT BIEN, où il prolonge son analyse de la famille. Dans chacun de ses films, on retrouve cette envie de « parler vrai », de montrer des personnages à la fois forts et fragiles, capables de se reconstruire malgré les épreuves.
Dans LES ENFANTS VONT BIEN, Camille Cottin incarne Jeanne, qui voit sa vie basculer lorsque sa sœur Suzanne (Juliette Armanet) débarque chez elle à l’improviste, en plein été. Dès son arrivée, Jeanne sent que quelque chose ne va pas chez cette sœur qu’elle n’a pas vue depuis plus de deux ans, mais elle espère pouvoir en parler avec elle.
Veuve et sans emploi, Suzanne disparaît le lendemain de son arrivée, laissant simplement une lettre dans laquelle elle confie ses deux enfants à Jeanne. Celle-ci se retrouve alors dans l’obligation de s’occuper de son neveu et de sa nièce, âgés de 9 et 6 ans, en attendant le retour tant espéré de leur mère qui tarde chaque jour un peu plus. Cette situation inattendue l’oblige à dépasser ses propres limites et à réinventer sa vision de la famille.

Des acteurs et une réalisation tout en justesse
« Parfois, on s’aime et on n’a pas le temps de se le dire. On ne prend pas le temps de se le dire.» Camille Cottin explore avec finesse la réaction d'une femme sans véritable fibre maternelle – séparée de sa compagne parce qu’elle voulait des enfants – confrontée à un bouleversement familial et à une nouvelle réalité lourde de conséquences. L’évolution du personnage de Jeanne est racontée avec sobriété, révélant ses luttes internes et sa transformation progressive.
Les rôles secondaires sont tous à la hauteur de son interprétation. Guillaume Gouix, qui était déjà au casting du tout premier film de Nathan Ambrosioni, incarne ici le gendarme chargé de prendre la déposition sur la disparition de Suzanne. Monia Chokri qui interprète Nicole, auprès de laquelle Jeanne trouve une aide précieuse, est superbe dans le rôle de cette ex-compagne, toujours présente malgré leur séparation.
Mais surtout, Juliette Armanet est définitivement une vraie révélation du cinéma Français. Elle a déjà brillé cette année au Festival de Cannes dans PARTIR UN JOUR, et elle trouve ici un rôle marquant, incarnant cette mère qui abandonne tout. Discrète dans le rôle, elle apporte au personnage de Suzanne une profondeur qui nous touche en plein cœur en seulement quelques scènes. Sans oublier les enfants, Manoâ Varvat et Nina Birman, magnifiques, notamment lors de la scène du téléphone fixe qui sonne au domicile de Jeanne, ou celle de la buanderie…
LES ENFANTS VONT BIEN vous séduira par sa simplicité, sa justesse et la qualité de ses interprètes. L’intimité des scènes filmées hors-champ sublime l’ensemble, tout comme les gros plans sur les visages. Nathan Ambrosioni filme cette nouvelle vie de famille avec une grande délicatesse. Ce film parlera à tous : que l’on soit parent ou non, on se retrouve forcément dans ces liens d’amour, de doute et d’espoir. Les regards, les silences, les gestes tendres… tout sonne juste et fait de ce film l’un des plus beaux de cette fin d’année.
