Ces films de science-fiction ont-ils eu raison sur notre futur ?
Qu'il s'agisse d'un futur se situant il y a vingt ou trente ans ou d'un monde qui n'existe pas encore, les grands films de science-fiction (accessibles avec CANAL+) se sont toujours amusés à imaginer notre avenir. Et pour certains, ils ne sont pas tombés loin…
Avant la science-fiction, il y a l'anticipation
Avant de parler des films de science-fiction, il faut d'abord revenir à un sous-genre : le film d'anticipation. Ce sont peut-être les plus crédibles puisqu'ils ne font que prendre une base existante pour imaginer ses dérives, quelques années dans le futur, voire quelques décennies. Ici, le réalisateur et/ou scénariste n'imagine pas tant, il extrapole. Et de nombreux films ne sont pas tombés si loin de la réalité.
Prenons RUNNING MAN, par exemple. Dans cette nouvelle de Stephen King, portée à l'écran par deux fois, la chasse à l'homme est devenue un divertissement de grande écoute. Certes, on peut rire de la dimension un peu clownesque de la version avec Arnold Schwarzenegger et ses costumes très… d'époque, mais concernant celle, plus récente, avec Glen Powell, on ne peut nier qu'elle s'inscrit dans une certaine réalité. Oui, la téléréalité est aujourd'hui le divertissement roi et bien qu'on ne l'ait pas encore transformée en spectacle de mort, qui dit que ce soit réellement impensable à l'avenir ?
Dans le même ordre d'idée, des productions comme SOLEIL VERT (1973) et LES FILS DE L'HOMME (2006) nous semblent plus que réelles aujourd'hui. Dans le premier, nous vivons des canicules, un manque de nourriture et un écart de classe sociale extrême. Vraiment, à part le soleil vert, la différence avec notre « présent » ne se joue qu'à une question d'échelle. Même chose pour LES FILS DE L'HOMME : humanité stérile et fermeture des frontières. Nous n'en sommes pas encore là, mais les discours alarmistes peuvent juste se demander : encore combien de temps avant que ?
Le futur, c'est demain
Et puis il y a les films de science-fiction, ceux qui changent radicalement notre conception du monde. Voyage sur des planètes lointaines, voiture capable de voyager dans le temps, guerre contre les machines… les exemples ne manquent pas. Sur le papier, ces derniers sont évidemment moins réalistes, mais les progrès technologiques ont petit à petit réduit cet écart.
Regardez TERMINATOR. Personne ne voyage dans le temps pour sauver Sarah Connor, mais une IA se rebellant contre ses créateurs pour devenir autonome, n'est-ce pas une peur très, très actuelle ? Ce n'est pas pour rien que l'ONU a voté un texte interdisant l'IA autonome en 2025. Un même sujet que l'on retrouve dans 2001 : L'ODYSSEE DE L'ESPACE avec HAL 9000.
Cela passe également par les objets. Les écrans plats et le paiement par empreinte de RETOUR VERS LE FUTUR sont notre quotidien, de même que les visioconférences de METROPOLIS. Alors oui, il nous manque encore les robots façon BLADE RUNNER et les hoverboards, quant aux voitures volantes on ne sait même plus s'il faut y croire, mais on a le sentiment que les entreprises high-tech ont révisé leurs classiques avant de nous sortir le dernier portable pliant. Du coup on finit par se demander : est-ce que ces films de science-fiction d'hier ont imaginé notre futur, ou est-ce ce passé que nous avons décidé de recréer aujourd'hui ?
