César 2025 : Emilia Pérez, Abou Sangaré… Que retenir de la 50e cérémonie ?
La surprise Karim Leklou, l’émotion d’Abou Sangaré et les 7 statuettes pour Emilia Pérez… Revivez les meilleurs moments de la 50e Nuit des César
Jean-Pascal Zadi ouvre la soirée… avec humour
Quand Jean-Pascal Zadi monte sur scène, c’est bien souvent pour faire le show… et la 50e Nuit des César n’aura pas fait exception. Choisi pour être le premier à prendre la parole, le César du meilleur espoir masculin 2021 a d’abord ironisé sur le palmarès de Gilles Lellouche, nommé à 7 reprises mais jamais récompensé. Puis entre un pique envers Emilia Pérez et un hommage à l’équipe d’Un p'tit truc en plus, il a tenu à célébrer Julia Roberts, venue pour recevoir un César d’Honneur. Après avoir proposé à l’actrice américaine de venir en France en tant que « réfugiée politique »… avant de l’imaginer dans le RER A, toujours avec humour.
Le discours fort d’Abou Sangaré
Lauréat du César de la révélation masculine pour son rôle dans L’Histoire de Souleymane, Abou Sangaré a ému l’Olympia par ses mots. Il a souhaité remercier particulièrement Boris Lojkine, réalisateur du film, et Aline Dalbis, directrice de casting, avec qui la rencontre a changé sa vie. « Je prononce leurs noms parce que de 2017 jusqu’à avril 2023, je n’avais presque plus de vie (…) Je ne me considérais pas comme un être humain » a confié le désormais Césarisé. Il a ensuite expliqué à quel point ce rôle, cette « proposition de travail », lui a offert une grande visibilité et une « intégration au sein de l’humanité ».
Emilia Pérez grand gagnant avec 7 César
Avec 12 nominations, Emilia Pérez se plaçait forcément comme l’un des grands favoris de cette 50e Nuit des César. Le film de Jacques Audiard a finalement remporté 7 statuettes, ce qui fait de lui le seul leader de la soirée. Le drame musical a débord reçu le César de la meilleure adaptation, puis ceux du meilleur son, meilleurs effets visuels et meilleure photo. Puis Jacques Audiard est lui-même monté sur scène pour aller chercher son César de la meilleure réalisation puis celui du meilleur film... Une grande soirée à quelques heures des Oscars.
Avec 4 récompenses, L’Histoire de Souleymane est le deuxième film le plus récompensé de la soirée. Une sensation pour un film nommé à seulement 8 reprises. Après la statuette pour Abou Sangaré, le film a reçu celles du meilleur scénario original, du meilleur montage et de la meilleure actrice dans un second rôle (Nina Meurisse).
Alain Chabat, César du discours le plus drôle
Lauréat du César du meilleur acteur dans un second rôle, Alain Chabat n’aura pas seulement sauvé le palmarès de L’Amour Ouf. L’acteur de 66 ans a surtout fait parler son génie comique, comme à son habitude. En reçevant son second César, après celui du meilleur premier film pour Didier en 1998, il a mimé la perte de son discours. Un gag tenu sur la durée faisant l’unanimité dans travées… Et conclue d’une touche d’émotion au meilleur des moments.
Karim Leklou déjoue tous les pronostics
« Ce n’est pas normal ce qu’il se passe » a déclaré Karim Leklou, en allant chercher son César du meilleur acteur avec surprise. Car face à lui, Pierre Niney faisait office de grand favori pour son rôle d’Edmond Dantès, dans Le Comte de Monte-Cristo. La statuette a donc finalement été remise à Karim Leklou pour son rôle d'Aymeric dans Le Roman de Jim. L’acteur de 42 ans avait déjà été nommé à 3 reprises lors des 9 dernières éditions. À son image, il a souhaité dédier sa récompense « à tous les gentils ».
La grande émotion d'Hafsia Herzi
Pas moins de 17 ans après son César du meilleur espoir, Hafsia Herzi est remontée sur scène pour le César de la meilleure actrice dans Borgo. Très émue au moment de délivrer son discours, elle a rappelé son amour pour le personnage « très spécial » de Melissa qu’elle campe dans le drame corse.
Les révélations non-professionnelles récompensées
Maïwène Barthelemy (Vingt Dieux) et Abou Sangaré (L’Histoire de Souleymane) sont tous deux repartis avec les César des révélations féminine et masculine. Un symbole de la part de l’Académie puisqu’aucun des deux n’est acteur professionnel. Si Abou Sangaré a été repéré après un casting sauvage, Maïwène Barthelemy jouait également son tout premier rôle. Elle y incarne un personnage « qui reflète (son) quotidien, le travail d’agricultrice ».
"Je pensais pas que depuis ma campagne il y a un an et demi, je serai là ce soir."
— CANAL+ (@canalplus) February 28, 2025
Maïwène Barthélémy, #César2025 de la meilleure révélation féminine (Vingt dieux). pic.twitter.com/bYu6elvM7D
Costa-Gavras et Julia Roberts à l’honneur
Comme chaque année, l’Académie des César a souhaité récompenser deux personnalités pour l’ensemble de leurs carrières. Président de la Cinémathèque française et réalisateur multi-récompensé, Costa-Gavras a d’abord reçu un César d’honneur des mains de Karin Viard. La comédienne est d’ailleurs à l’affiche du film Le dernier souffle, le dernier film du réalisateur de 92 ans, sorti le 12 février.
Plus tard dans la soirée, Julia Roberts a également été récompensée d’un César d’Honneur. Après une longue standing ovation, l’Américaine s’est montrée particulièrement émue en recevant la statuette des mains de Clive Owen. Elle a quitté la scène avec une confession : « Ma vie est un rêve ».






